mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Martinique |
| Section | Tribunal Administratif de la Martinique |
| N° Dossier | TA102-2400666 |
| Type | Ordonnance |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2024, M. A saisit le tribunal d'un litige l'opposant à la collectivité territoriale de Martinique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7o Rejeter () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
2. Par arrêté du 20 août 2024, notifié le jour-même, le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a prononcé l'admission à la retraite pour invalidité à compter du 1er septembre 2024 de M. A, adjoint administratif principal de 2ème classe, et l'a radié des effectifs. A l'appui de son recours, M. A sollicite l'application des dispositions de l'article L. 1226-4 du code du travail pour la régularisation des versements de son salaire et de ses droits depuis janvier 2023. Il ajoute que la collectivité territoriale de Martinique n'a pas respecté un délai d'un mois suite à la décision du conseil médical en date du 8 décembre 2022 en le plaçant en position statutaire régulière et non à demi-traitement pendant deux ans, remettant ainsi en cause le calcul de sa retraite. Toutefois, les dispositions de l'article L. 1226-4 du code du travail ne sont pas applicables à la situation d'un agent public. Dès lors, M. A ne peut utilement se prévaloir du droit pour un salarié dont l'inaptitude est consécutive à un accident du travail ou à une maladie d'origine non professionnelle au maintien de sa rémunération, lorsqu'il n'a pas été licencié à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la déclaration de son inaptitude physique à tout emploi. En outre, si M. A expose qu'il a eu des bonnes évaluations professionnelles durant ses trente-deux années de service à la collectivité territoriale de Martinique et qu'il subit un préjudice moral et de santé de cette situation, ces moyens sont également, en l'espèce, inopérants.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A, qui ne comporte que des moyens inopérants, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Schœlcher, le 22 octobre 2024.
Le président,
J-M. Laso
La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400666