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AccueilJurisprudence administrativeN° TA102-2400822

Tribunal Administratif de la Martinique — Décision N° TA102-2400822

lundi 6 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Martinique
SectionTribunal Administratif de la Martinique
N° DossierTA102-2400822
TypeOrdonnance

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 décembre 2024, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler le refus du centre hospitalier Maurice Despinoy de lui communiquer l'avis de la commission départementale des soins psychiatriques ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier Maurice Despinoy de lui communiquer l'avis de la commission.

Par un courrier du 19 décembre 2024, le tribunal a invité M. B à régulariser dans le délai de 15 jours, sa requête par la production de la décision de la commission d'accès aux documents administratifs ou la copie du recours introduit auprès de la commission accompagnée de la pièce justifiant son dépôt, en application de l'article L. 342-1 du code des relations entre l'administration et le public, sous peine de voir sa requête rejetée pour irrecevabilité manifeste à l'expiration de ce délai.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".

2. Aux termes de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration : " La Commission d'accès aux documents administratifs émet des avis lorsqu'elle est saisie par une personne à qui est opposé un refus de communication ou un refus de publication d'un document administratif () / () / La saisine pour avis de la commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux. ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'une demande de communication de documents administratifs a été rejetée par une décision explicite ou implicite de l'autorité administrative, ce refus ne peut être déféré directement au juge de l'excès de pouvoir. L'intéressé doit, à peine d'irrecevabilité de son recours contentieux, avoir au préalable saisi de ce refus la Commission d'accès aux documents administratifs.

3. M. B demande la communication de l'avis de la commission départementale des soins psychiatriques. Toutefois, en dépit de la demande de régularisation du 19 décembre 2024 qui lui a été adressée par le biais de l'application Télérecours Citoyen et dont il a accusé réception le jour même, M. B n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, justifié avoir préalablement saisi la commission d'accès aux documents administratifs. Par suite, faute de saisine préalable de ladite commission dans les conditions prévues par l'article L. 342-1 précité du code des relations entre le public et l'administration, la requête de M. B est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. La présente décision ne fait toutefois pas obstacle à ce que M. B saisisse de nouveau la juridiction si la saisine de la commission d'accès aux documents administratifs ne lui permet pas d'obtenir satisfaction.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Schœlcher, le 6 janvier 2025.

Le président,

J-M. Laso

La République mande et ordonne au préfet de la Martinique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°240082

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