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AccueilJurisprudence administrativeN° TA103-2500113

Tribunal Administratif de la Polynésie française — Décision N° TA103-2500113

lundi 17 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Polynésie française
SectionTribunal Administratif de la Polynésie française
N° DossierTA103-2500113
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantEFTIMIE-SPITZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 mars 2025, M. A B, représenté par Me Eftimie Spitz demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du ministre de la justice du 24 janvier 2025 portant refus de le nommer élève surveillant ;

2°) d'enjoindre à l'Etat de prendre immédiatement toutes mesures nécessaires pour l'intégrer sans délai dans les effectifs de l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire le 31 mars 2025 ;

3°) de condamner l'État à lui verser la somme de 200 000 CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le requérant soutient que c'est à tort que le ministre lui impute des faits de viol incestueux commis sur un mineur de 15 ans du 01 janvier 1991 au 01 janvier 1996 alors que dans cette affaire il a été cité comme témoin, tout simplement, et n'a jamais été mis en examen pour de tels faits, et encore moins accusé ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. / Toutefois, en cas de difficultés particulières, il peut transmettre sans délai le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il estime compétente ".

2. Aux termes de l'article R. 312-1 du même code : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée () " Aux termes de l'article R. 312-12 du code de justice administrative : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires () Si cette décision a un caractère collectif (tels notamment les tableaux d'avancement, les listes d'aptitude, les procès-verbaux de jurys d'examens ou de concours, les nominations, promotions ou mutations présentant entre elles un lien de connexité) et si elle concerne des agents affectés ou des emplois situés dans le ressort de plusieurs tribunaux administratifs, l'affaire relève de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel siège l'auteur de la décision attaquée. " ;

3. Le présent litige se rapporte au refus de nomination de M. B, lauréat admis au concours de recrutement des surveillants et surveillantes pénitentiaires de l'administration pénitentiaire, en qualité d'élève surveillant pénitentiaire, pour la 2ème session 2024. L'intéressé n'ayant pas la qualité de fonctionnaire à la date de la présente ordonnance, le litige ressortit donc à la compétence du tribunal administratif de Paris, dans le ressort duquel se trouve le siège de l'auteur de la décision litigieuse et non à la compétence territoriale du tribunal administratif de la Polynésie française. Par suite, il y a lieu de transmettre la requête de M. B au tribunal administratif de Paris.

O R D O N N E

Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au tribunal administratif de Paris.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B, au garde des sceaux, ministre de la justice et au tribunal administratif de Paris.

Fait à Papeete, le 17 mars 2025

Le président,

P. Devillers

La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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