lundi 10 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2100376 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | PIEUX |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 15 mars 2022, le juge des référés a, sur la requête n° 2100376 présentée par la province Nord, ordonné une expertise confiée à M. A B, aux fins de se prononcer sur l'origine et l'étendue des désordres affectant la demi-lune de Pouembout, au contradictoire et en présence de la province Nord, de la commune de Pouembout, de la SARL SOFAMET, du groupement de maîtrise d'œuvre KADH/ADH/BEGN/BECIB/CAPSE/S3E, de la SAEML NORD AMENAGEMENT et de la SARL HERVE DUMAS ARCHITECTE.
Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2022, la province Nord demande au juge des référés saisi sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative d'étendre les opérations d'expertises visées ci-dessus à la SARL Techninord, à la SARL ER Travaux et au bureau de contrôle Veritas.
La province Nord soutient que la deuxième réunion d'expertise, qui a eu lieu le 6 septembre 2022, a fait ressortir l'utilité d'attraire d'autres entreprises ayant œuvré sur certains lots du marché de rénovation de la demi-lune de Pouembout, notamment, la SARL Techninord pour le lot plomberie, la SARL ER Travaux pour le lot menuiserie et le bureau de contrôle Veritas pour le défaut de contrôle d'étanchéité de l'immeuble.
Vu :
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie du 15 mars 2022 désignant M. A B en qualité d'expert ;
- les pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées () ".
2. Il résulte de l'instruction que la première réunion d'expertise s'est déroulée le 31 mai 2022. Il suit que la demande d'extension d'expertise présentée par la province Nord le 23 septembre 2022 n'a pas été présentée dans le délai de deux mois prescrit par les dispositions précitées du premier alinéa de l'article R. 532- 3 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions de la requête susvisée comme manifestement irrecevables, sans que ce rejet fasse obstacle à ce que l'expert désigné, qui n'est pas tenu au respect de cette règle de délai, présente en fournissant toute justification, une demande d'extension des opérations d'expertise à des parties autres que celles initialement désignées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la province Nord est rejetée.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la province Nord, à la commune de Pouembout, à la SARL SOFAMET, au groupement de maîtrise d'oeuvre KADH/ADH/BEGN/BECIB/CAPSE/S3E, à la SAEML NORD AMENAGEMENT, à la SARL HERVE DUMAS ARCHITECTE et à M. A B, expert.
Fait à Nouméa, le 10 octobre 2022.
Le président, juge des référés,
Signé
D. Sabroux
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires ou huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026