mercredi 10 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2200217 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SARL DESWARTE CALMET |
Vu :
- l'ordonnance n° 1900334 du juge des référés du 31 octobre 2019 par laquelle le président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, juge des référés, a fait droit à la demande d'expertise de M. C, représentée par Me Deswarte, et a désigné M. le docteur B, remplacé par M. le docteur D par ordonnance du 19 juillet 2021, comme expert ;
- le rapport d'expertise déposé le 25 janvier 2022 ;
- l'ordonnance n° 1900334 du 2 février 2022, par laquelle le président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a taxé et liquidé les frais et honoraires de l'expertise à la somme totale de 150 000 francs CFP et les a mis à la charge de M. C.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête enregistrée le 11 mai 2022 au greffe du tribunal de céans sous le n° 2200183.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 modifiée et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999, relatives à la Nouvelle-Calédonie ;
- le code de justice administrative.
1. Il résulte de l'instruction que, par une ordonnance n° 1900334 du 31 octobre 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. C, portant sur les conditions de sa prise en charge par le centre hospitalier territorial (CHT) Gaston Bourret de Nouvelle-Calédonie, à compter du 31 août 2016, à l'occasion de l'apparition progressive et relativement rapide de douleurs lombaires et de douleurs thoraciques intenses. Le rapport d'expertise médicale de l'expert désigné, le docteur D, a été déposé le 25 janvier 2022.
2. M. C demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, d'ordonner une expertise judiciaire médicale complémentaire qui sera confiée à un expert désigné par la juridiction, aux fins d'évaluer et chiffrer trois postes de préjudice n'ayant pas été évalués par le docteur D dans son rapport d'expertise du 25 janvier 2022, à savoir les dépenses de santé futures, les frais d'adaptation du logement et les frais d'adaptation du véhicule.
3. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de ces dispositions doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'une litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.
4. La demande d'expertise formée par M. C devant le juge des référés a trait à des chefs de préjudice qui peuvent être évalués par le biais de factures et de devis que M. C est en état de produire lui-même. Par suite, en l'absence de circonstances particulières justifiant le prononcé d'une expertise en sus de ces devis et factures, la demande d'expertise formée par M. C doit être regardée comme dépourvue d'utilité. Dès lors, il y a lieu de rejeter la requête présentée par M. C.
5. La demande de remboursement présentée par la CAFAT n'a pas trait à une mesure que le juge des référés peut prononcer dans le cadre de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Elle ne peut dès lors qu'être rejetée.
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. C présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er: Le requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, au centre hospitalier territorial (CHT) Gaston Bourret de Nouvelle-Calédonie et à la caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance des travailleurs salariés (CAFAT.
Fait à Nouméa, le 10 août 2022.
Le juge des référés,
Signé
Benoît Briquet
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires ou huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026