jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2300105 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | SOCIÉTÉ D'AVOCATS CALEXIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 février 2023 et des mémoires enregistrés le 15 juin et le 22 août 2023, la société Mobil International Petroleum Corporation, représentée par Me Descombes, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 décembre 2022 par laquelle le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a rejeté sa demande de " garantie financière " ;
2°) d'enjoindre au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de lui verser une " garantie financière " d'un montant de 331 288 235 francs CFP dans un délai de 30 jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte journalière de 500 000 francs CFP ;
3°) de mettre à la charge du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie la somme de 500 000 francs XPF au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Mobil International Petroleum Corporation soutient que :
- il appartient au Gouvernement de prendre les mesures qui s'imposent pour assurer l'application des dispositions de l'article 5-1 de la délibération n° 173 du 29 mars 2006 dans sa rédaction issue de la délibération n°98/CP du 5 septembre 2018 ;
- faute d'y être parvenu, sa responsabilité est donc engagée.
Par un mémoire enregistré le 15 mai 2023, la Société des Services Pétroliers (SSP), représenté par Me Marie, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par mémoire enregistré le 22 mai 2023, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie conclut au rejet de la requête,
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999, relatives à la Nouvelle-Calédonie ;
- la délibération n°173 du 29 mars 2006 ;
- la délibération n°104-CP du 20 mars 2023 ;
- l'arrêté n°2006-1339/GNC du 10 avril 2006 ;
- l'arrêté n°2023-721/GNC du 5 avril 2023 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Prieto, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Arcangeli pour la société Mobil International Petroleum Corporation et de M. A pour la Nouvelle-Calédonie.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire du 17 novembre 2023, la société Mobil International Petroleum Corporation a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Mobil International Petroleum Corporation.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Mobil International Petroleum Corporation, au président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et à la SARL des services pétroliers (SSP).
Copie en sera adressée au Haut-Commissaire de la République et à la société SAS Total Pacifique.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Prieto, premier conseiller,
M. Briquet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
G. PRIETOLe président,
signé
D. SABROUX Le greffier,
signé
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
cb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026