vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2300361 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | GUEPY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 juillet 2023, Mme A B demande au tribunal de condamner la province Nord à lui verser, avant le 31 août 2023, une indemnité destinée à compenser les congés qu'elle n'a pu prendre avant sa démission le 1er juillet 2023.
Elle soutient que :
- elle a droit à être indemnisée des congés qu'elle n'a pas pu prendre avant sa démission ;
- le tribunal ordonnera à la province Nord de lui transmettre un solde de tout compte dans lequel apparaissent tous ses congés non pris.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2023, la province Nord, représentée par Me Guépy, conclut au rejet de la requête de Mme B.
Elle soutient que :
- la requête, qui ne comporte l'exposé d'un moyen, est irrecevable ;
- les conclusions à fin d'indemnisation, qui n'ont été précédées d'aucune réclamation préalable et ne sont pas chiffrées, sont irrecevables ;
- en demandant d'ordonner à la province Nord de lui délivrer un solde de tout compte, Mme B formule des conclusions à fin d'injonction qui sont présentées à titre principal et sont dès lors irrecevables ;
- en tout état de cause, aucune illégalité n'a ici été commise.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;
- l'arrêté n° 1065 du 22 août 1953 ;
- l'arrêté n° 1066 du 22 août 1953 ;
- la délibération n° 161 du 25 mars 1987 ;
- la délibération n° 81 du 24 juillet 1990 ;
- la délibération n° 345 du 30 décembre 2002 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 décembre 2023 :
- le rapport de M. Briquet, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guépy, avocat de la province Nord.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, institutrice stagiaire du cadre de l'enseignement du premier degré de Nouvelle-Calédonie ayant démissionné le 1er juillet 2023, demande au tribunal de condamner la province Nord à lui verser une indemnité destinée à compenser les jours de congé annuel qu'elle n'a pu prendre avant cette démission.
2. Aux termes de l'article 16 de la délibération n° 81 du 24 juillet 1990 portant droits et obligations des fonctionnaires de Nouvelle-Calédonie : " Les fonctionnaires ont droit à des congés dans des conditions prévues par des textes statutaires. ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté n° 1066 du 22 août 1953 fixant le régime des congés des personnels civils relevant de l'autorité du chef du territoire : " Les fonctionnaires en activité régis par le présent arrêté ont droit chaque année à un congé à la charge de la personne publique qui les emploie égal à deux jours et demi par mois de service effectif sans que la durée totale du congé exigible puisse excéder trente jours ouvrables. / () / Le congé annuel du personnel enseignant doit coïncider avec les vacances scolaires. / () ". Aux termes de l'article 5 de ce même arrêté : " Les congés annuels prévus à l'article 3 ci-dessus ne sont en principe susceptibles d'aucun cumul. Toutefois les fonctionnaires peuvent obtenir le report pendant deux années consécutives, de tout ou partie des congés prévus à l'article 3 ci-dessus afin de bénéficier, après trois années de service ininterrompu d'un congé soit de 90 jours ouvrables s'ils ont renoncé à tout congé annuel, soit de 60 jours ouvrables s'ils n'ont joui pendant les deux premières années que de permissions n'ayant pas dépassé quinze jours ouvrables. ".
3. Si Mme B fait valoir qu'elle a droit à être indemnisée des congés qu'elle n'a pu prendre, aucune des dispositions applicables à sa situation, ni aucun principe général, ne reconnait un droit à une indemnité compensatrice de congés payés dans le cas où un agent cesse ses fonctions avant d'avoir pu bénéficier de son congé. Par suite, sa requête ne peut qu'être rejetée, sans qu'il n'y ait lieu d'ordonner la communication du solde de tout compte sollicitée par l'intéressée et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la province Nord.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Briquet, premier conseiller,
M. Prieto, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
Le rapporteur,
B. BRIQUET
Le président,
D. SABROUX
Le greffier,
J. LAGOURDE
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
pc
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
01/06/2026