jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| Section | Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE |
| N° Dossier | TA104-2400062 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère CHAMBRE |
| Avocat requérant | D&S LEGAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mars 2024, la société Nickel Mining Company, représentée par Me Legal, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la province Sud a rejeté sa demande d'autorisation de travaux de recherches sur les concessions Raoul, Andrée Ext et Andrée situées sur la commune de Thio, ensemble la décision implicite du 23 janvier 2024 rejetant le recours gracieux contre cette décision ;
2°) d'enjoindre à la province Sud de lui délivrer l'autorisation sollicitée dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la province Sud la somme de 600 000 francs CFP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Nickel Mining Company soutient que :
- la décision attaquée n'est pas motivée ;
- le motif retenu pour proroger le délai d'instruction est irrégulier ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait.
Par un mémoire enregistré le 13 juin 2024, la société Nickel Mining Company renonce à ses conclusions principales mais maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2024, la province Sud conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la société requérante a obtenu satisfaction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Prieto, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Peuvrel, rapporteure publique,
- et les conclusions de Me Arcangeli du cabinet DetS Legal, avocat de la requérante et de Mme A, représentant la province Sud.
Considérant ce qui suit :
1. La société Nickel Mining Company demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la province Sud a rejeté sa demande d'autorisation de travaux de recherches sur les concessions Raoul, Andrée Ext et Andrée situées sur la commune de Thio, ensemble la décision implicite du 23 janvier 2024 rejetant le recours gracieux contre cette décision.
2. La présidente de la province Sud a implicitement rejeté la demande présentée par la société Nickel Mining Company pour obtenir une autorisation de travaux et de recherches miniers sur les concessions Raoul, Andrée Ext et Andrée, situées sur la commune de Thio, ainsi que le recours gracieux présenté contre cette décision implicite. Par une décision n° 2414-2023/ARR/DIMENC du 24 avril 2024 publiée au JONC le 2 mai 2024, postérieurement à l'introduction de la requête, la présidente de la province Sud lui a accordé l'autorisation sollicitée et la requérante déclare s'en satisfaire. Dans ces conditions, les conclusions de la société Nickel Mining Company tendant à l'annulation des décisions attaquées sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la province Sud une somme de 180 000 francs CFP au titre des frais exposés par la société Nickel Mining Company et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la société Nickel Mining Company tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle la province Sud a rejeté sa demande d'autorisation de travaux de recherches sur les concessions Raoul, Andrée Ext et Andrée, ensemble la décision implicite du 23 janvier 2024 rejetant le recours gracieux contre cette décision.
Article 2 : La province Sud versera à la société Nickel Mining Company une somme de 180 000 francs CFP en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Nickel Mining Company et à la province Sud.
Copie sera adressée au Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie et à la commune de Thio.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Sabroux, président,
M. Prieto, premier conseiller,
M. Bozzi, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
Le rapporteur,
SIGNE
G. PRIETOLe président,
SIGNE
D. SABROUX La greffière d'audience,
SIGNE
C. BERTHELOT
La République mande et ordonne au haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
cb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026