LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA104-2400712

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — Décision N° TA104-2400712

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
SectionTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE
N° DossierTA104-2400712
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationPrésident , Hubert Delesalle, juge des référés
Avocat requérantPIEUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2024, la société EL2T, représentée par la SELARL Loïc Pieux, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 551-24 du code de justice administrative :

1°) d'annuler la décision du 13 novembre 2024 par laquelle la commune de Pouembout a rejeté l'offre qu'elle a déposée pour l'attribution des lots n° 1 et n° 2 du marché de travaux visant à assurer l'aménagement des parkings, voiries et espaces verts de la salle omnisports ;

2°) d'annuler la procédure d'appel d'offres engagée par la commune de Pouembout en vue de l'attribution de ces lots ;

3°) d'enjoindre à la commune de Pouembout, si elle entend de nouveau attribuer le marché, de reprendre la consultation au stade de l'analyse des offres en lui permettant de compléter son pli ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Pouembout la somme de 300 000 francs CFP au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable en l'absence d'information quant à la signature éventuelle du contrat ;

- le fait de faire apparaitre le montant global des deux lots au sein de l'acte d'engagement ne suffit pas à caractériser l'irrégularité de son offre au regard de l'article 27-1 de la délibération n° 424 du 20 mars 2019 portant réglementation des marchés publics dès lors que sa proposition était bien décomposée en deux lots, et que la nécessité de faire apparaitre la décomposition dans l'offre de base était dépourvue d'utilité pour l'examen des offres et ne constitue qu'une erreur matérielle que la commune aurait dû l'inviter à régulariser ;

- le délai pour la remise des offres à la suite de la modification, le 14 octobre 2024, du devis quantitatif estimatif, du bordereau des prix unitaires et du cahier des clauses techniques particulières était insuffisant au regard de l'article 25 de la délibération n° 424 du 20 mars 2019, et ne lui a pas permis de relire son offre et d'empêcher l'erreur matérielle qui s'est glissée dans sa proposition, ce qui l'a lésé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi organique n° 99-209 et la loi n° 99-210 du 19 mars 1999 ;

- la délibération n° 424 du 20 mars 2019 portant réglementation des marchés publics ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 551-24 du code de justice administrative : " En Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna, le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation des marchés et contrats publics en vertu de dispositions applicables localement. / Les personnes habilitées à agir sont celles qui ont un intérêt à conclure le contrat et qui sont susceptibles d'être lésées par ce manquement, ainsi que le haut-commissaire de la République dans le cas où le contrat est conclu ou doit être conclu par une collectivité territoriale ou un établissement public local. / Le président du tribunal administratif peut être saisi avant la conclusion du contrat. Il peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre la passation du contrat ou l'exécution de toute décision qui s'y rapporte. Il peut également annuler ces décisions et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations. Dès qu'il est saisi, il peut enjoindre de différer la signature du contrat jusqu'au terme de la procédure et pour une durée maximum de vingt jours. / Le président du tribunal administratif ou son délégué statue en premier et dernier ressort en la forme des référés ".

2. La société EL2T demande au juge du référé précontractuel d'annuler la décision du 13 novembre 2024 par laquelle la commune de Pouembout a rejeté l'offre qu'elle avait déposée pour l'attribution des lots n° 1 et n° 2 du marché de travaux visant à assurer l'aménagement des parkings, voiries et espaces verts de la salle omnisports et d'annuler la procédure d'appel d'offres engagée par la commune de Pouembout en vue de l'attribution de ces lots. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application des dispositions citées au point 1, d'enjoindre à la commune de Pouembout de différer la signature du contrat d'attribution des lots n° 1 et n° 2 du marché de travaux visant à assurer l'aménagement des parkings, voiries et espaces verts de la salle omnisports jusqu'au terme de la présente procédure et, au plus tard, jusqu'au 10 décembre 2024.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à la commune de Pouembout de différer la signature du contrat d'attribution des lots n° 1 et n° 2 du marché visant à assurer l'aménagement des parkings, voiries et espaces verts de la salle omnisports jusqu'au terme de la présente procédure et, au plus tard, jusqu'au 10 décembre 2024.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société EL2T et à la commune de Pouembout.

Fait à Nouméa, le 22 novembre 2024.

Le président, juge des référés,

H. Delesalle

nd

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions