LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2000962

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2000962

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2000962
TypeDécision
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBENHAMIDA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2020, la société Rangers sécurité, représentée par Me Benhamida, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission nationale du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la délibération du 6 janvier 2020 prononçant un avertissement et une pénalité financière de 1 000 euros ;

2°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société Rangers sécurité soutient que :

- son recours est recevable ;

- la décision litigieuse est entachée d'un défaut de motivation dès lors que la décision de rejet de son recours administratif préalable obligatoire est implicite et que le courrier du 24 octobre 2020 par lequel elle a sollicité la communication des motifs de cette décision de rejet est demeuré sans réponse ;

- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure tiré de la violation du principe du contradictoire prévu par l'article R. 634-3 du code de la sécurité intérieure qui l'a privé d'une garantie procédurale substantielle, méconnaissant ainsi l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision litigieuse est entachée d'un vice de procédure dès lors que le procureur de la République n'a pas été informé préalablement des opérations de contrôle réalisées par le Conseil national des activités privées de sécurité, en méconnaissance de l'article L. 634-1 du code de la sécurité intérieure ;

- les faits sanctionnés résultent d'une faute personnelle du salarié et ne sont imputables ni à l'entreprise ni à son gérant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mai 2022, le Conseil national des activités privées de sécurité, représenté par Me Cano, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge de la société Rangers sécurité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de Mme Lacau, rapporteure publique,

- et les observations de Me Benhamida, représentant la société Rangers sécurité.

Le Conseil national des activités privées de sécurité n'était pas représenté.

Considérant ce qui suit :

1. La société Rangers sécurité, qui exerce des activités de surveillance humaine ou électronique, des activités cynophiles, de vidéo protection, de transport de fonds et de sécurité aéroportuaire, bénéficie d'une autorisation d'exercer depuis le 20 février 2018. Par une délibération N° DD/CLAC/AG 2020-01-30-06 rendue après une audience tenue le 30 janvier 2020, la commission locale d'agrément et de contrôle Antilles-Guyane a prononcé un avertissement à l'encontre de la société Rangers sécurité et a mis à sa charge la somme de 1 000 euros au titre des pénalités financières. La société Rangers a formé un recours administratif préalable devant la commission nationale d'agrément et de contrôle. Par un courrier du 28 mai 2020, la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a accusé réception de ce recours administratif préalable. Du silence gardé par l'administration est née une décision implicite de rejet de ce recours. La société Rangers sécurité demande au tribunal d'annuler cette dernière décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par la commission nationale d'agrément et de contrôle :

En ce qui concerne le défaut de motivation :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure, dans sa version applicable au litige : " Tout recours contentieux formé par une personne physique ou morale à l'encontre d'actes pris par une commission d'agrément et de contrôle est précédée d'un recours administratif préalable devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux ". Aux termes de l'article R. 633-9 du même code : " () Toute décision de la Commission nationale d'agrément et de contrôle se substitue à la décision initiale de la commission locale d'agrément et de contrôle. () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

4. La société Rangers sécurité a, par un courrier du 24 octobre 2020, notifié le même jour, soit dans le délai du recours contentieux, sollicité la communication des motifs de la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 30 octobre 2020, revenu au CNAPS avec la mention " pli avisé et non réclamé ", le CNAPS a procédé à la communication des motifs du rejet du recours administratif préalable formé par la société requérante, en mentionnant en particulier qu'il avait été constaté sur les lieux du contrôle, en l'espèce d'aérodrome de Saint-Laurent-du-Maroni " qu'un agent de la société concernée, chargé d'une mission de " levée de doute", réalisait son activité avec son véhicule personnel, lequel ne disposait au demeurant pas d'un signe distinctif permettant d'identifier la société qui l'employait ". Ce pli doit être regardé comme ayant été notifié à la société Rangers sécurité à la date de présentation, soit le 16 novembre 2020. Ainsi, les motifs de la décision en litige ont été notifiés à la requérante dans le délai d'un mois prévu par les dispositions précitées de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Dans ces conditions, la société Rangers sécurité n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige est entachée d'un défaut de motivation. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la procédure :

5. L'institution par les dispositions précitées des articles L. 633-3 et R. 633-9 du code de la sécurité intérieure d'un recours administratif préalable obligatoire à la saisine du juge, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale. Elle est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. Si l'exercice d'un tel recours a pour but de permettre à l'autorité administrative, dans la limite de ses compétences, de remédier aux illégalités dont pourrait être entachée la décision initiale, sans attendre l'intervention du juge, la décision prise sur le recours n'en demeure pas moins soumise elle-même au principe de légalité. Si la société requérante ne peut invoquer utilement des moyens tirés des vices propres à la décision initiale résultant notamment du vice d'incompétence ou du défaut de motivation de la décision initiale, lesquels ont nécessairement disparu avec elle, elle est cependant recevable à exciper de l'irrégularité de la procédure initiale. Ainsi, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure initiale est opérant dès lors que celle préalable à la décision prise sur recours ne s'y est pas entièrement substituée.

6. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 633-1 du code de la sécurité intérieure : " Les commissions d'agrément et de contrôle territorialement compétentes sont chargées, au nom du Conseil national des activités privées de sécurité : () 3° De prononcer les sanctions disciplinaires prévues à l'article L. 634-4 () ". Aux termes de l'article R. 634-3 du même code : " Si les faits reprochés ne sont pas contestés, et après avoir informé la personne intéressée de la sanction envisagée et recueilli, dans le cadre d'une procédure contradictoire écrite, son accord sur l'absence de convocation à l'audience, la commission locale peut prononcer à son encontre la sanction de l'avertissement ou du blâme prévus à l'article L. 634-4 assortie, le cas échéant, d'une pénalité financière inférieure à 750 euros ". D'autre part, s'agissant des mesures à caractère de sanction, le respect du principe général des droits de la défense suppose que la personne concernée soit informée, avec une précision suffisante et dans un délai raisonnable avant le prononcé de la sanction, des griefs formulés à son encontre et puisse avoir accès aux pièces au vu desquelles les manquements ont été retenus, à tout le moins lorsqu'elle en fait la demande.

7. Il ressort des pièces du dossier que le 27 septembre 2019, la société Rangers sécurité a refusé la mise en œuvre de la procédure de l'article R. 634-3 du code de la sécurité intérieure, a indiqué souhaiter faire valoir ses observations auprès de la commission locale d'agrément et de contrôle Antilles-Guyane lors d'une audience à laquelle elle serait convoquée ultérieurement et a adressé des observations écrites au président de la commission locale d'agrément et de contrôle Antilles-Guyane. Si la société requérante soutient qu'elle n'a pas été convoquée à l'audience du 30 janvier 2020 et qu'elle n'a pas été informée de ses droits, notamment ceux de pouvoir consulter son dossier sur place et de transmettre des observations complémentaires, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 26 novembre 2019 portant convocation devant la Commission locale d'agrément et de contrôle Antilles-Guyane, notifié le 2 décembre 2019, la Commission locale d'agrément et de contrôle Antilles-Guyane a informé la société Rangers sécurité de ce qu'elle " se réunira en formation disciplinaire pour statuer sur une éventuelle sanction à l'encontre de la société " le " jeudi 30 janvier 2020 à 08h30 ", de son droit de consulter le dossier sur place et de la faculté de se présenter devant la Commission, de se faire assister par un conseil ou de se faire représenter par un mandataire de son choix. Dans ces conditions, la société Rangers sécurité doit être regardée comme ayant été régulièrement convoquée devant la formation disciplinaire de la commission nationale d'agrément et de contrôle et mise à même de se défendre au cours de la procédure devant cette instance. Par suite, le moyen tiré de la violation du principe du contradictoire n'est pas fondé et doit être écarté.

8. En second lieu, aux termes de l'article L. 634-1 du code de la sécurité intérieure : " Les membres et les agents du Conseil national des activités privées de sécurité ainsi que les membres des commissions d'agrément et de contrôle assurent le contrôle des personnes exerçant les activités mentionnées aux titres Ier, II et II bis. Ils peuvent, pour l'exercice de leurs missions, accéder aux locaux à usage professionnel de l'employeur, du donneur d'ordres ou du prestataire de formation, à l'exclusion des locaux affectés au domicile privé, ainsi qu'à tout site d'intervention des agents exerçant les activités mentionnées aux mêmes articles Ier et II, en présence de l'occupant des lieux ou de sono représentant. Le procureur de la République territorialement compétent en est préalablement informé ".

9. Il ressort des pièces du dossier qu'un avis de contrôle a été adressé par courrier électronique au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Cayenne le 17 février 2019 alors que les constats relatifs au véhicule utilisé pour l'intervention en cause, qui fondent la sanction administrative, ont été relevés par les contrôleurs du CNAPS lors d'une opération de contrôle réalisée le 16 février 2019 sur le site de l'aéroport de Saint Laurent du Maroni, soit antérieurement à l'information du procureur de la République.

10. Toutefois, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

11. En l'espèce, la société Rangers sécurité n'établit ni n'allègue qu'elle aurait pu, à ce stade faire valoir des arguments qu'elle n'a pu présenter par la suite. Dès lors, le défaut d'information préalable du procureur de la République, information étant susceptible de permettre à ce dernier d'ouvrir éventuellement une information judiciaire, n'a pu, dans les circonstances de l'espèce, priver l'intéressée d'une quelconque garantie ni avoir une influence sur le sens de la décision intervenue ultérieurement. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de contrôle résultant de l'absence d'information préalable du procureur de la République doit être écarté comme dépourvu de portée.

En ce qui concerne le bien-fondé de la sanction :

12. Aux termes de l'article L. 634-4 du code de la sécurité intérieure : " Tout manquement aux lois, règlements et obligations professionnelles et déontologiques applicables aux activités privées de sécurité peut donner lieu à sanction disciplinaire. () / Les sanctions disciplinaires applicables aux personnes physiques et morales exerçant les activités définies aux titres Ier, II et II bis sont, compte tenu de la gravité des faits reprochés : l'avertissement (). En outre, les personnes morales et les personnes physiques non salariées peuvent se voir infliger des pénalités financières. Le montant des pénalités financières est fonction de la gravité des manquements commis et, le cas échéant, en relation avec les avantages tirés du manquement, sans pouvoir excéder 150 000 euros. Ces pénalités sont prononcées dans le respect des droits de la défense ". Aux termes de l'article R. 613-4 de ce code : " Les véhicules affectés aux activités mentionnées aux 1° et 2° de l'article L. 611-1 sont équipés d'un ensemble d'émetteur-récepteur radioélectrique, en bon état de fonctionnement, aux fins d'établissement de liaison de sécurité. / La raison sociale de l'entreprise figure de façon apparente sur chacun de ces véhicules ".

13. En se bornant à soutenir que les faits qui ont fondé la sanction relèvent d'une faute personnelle d'un agent de la société et en produisant notamment une attestation d'un autre salarié indiquant que l'agent a " préféré prendre son propre véhicule par confort ", la société Rangers sécurité ne conteste pas la matérialité des faits reprochés, à savoir le constat qu'un de ses agents de sécurité effectuait sa mission au bénéfice de l'entreprise au moyen de son véhicule personnel, en méconnaissance de l'article R. 613-4 du code de la sécurité intérieure. Il ressort par ailleurs du compte-rendu d'audition administrative du gérant de la société Rangers sécurité, du 18 février 2019, signé par lui, qu'il a reconnu sa responsabilité en ce qui concerne la mission de levée de doute assurée par son employé et qu'il a indiqué qu'il s'agit d'une " mauvaise gestion de [ses] équipes sur Saint-Laurent " dont il a pris acte. Dans ces conditions, alors que la matérialité des faits d'utilisation d'un véhicule affecté aux activités de levée de doute ne portant pas la raison sociale de l'entreprise est établie, la société requérante n'est pas fondée à soutenir qu'aucune infraction ne lui est imputable. Par suite, le moyen doit être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que la société Rangers sécurité n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision implicite par laquelle la commission nationale du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la délibération du 6 janvier 2020 prononçant un avertissement et une pénalité financière de 1 000 euros. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité privé, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la société Rangers sécurité au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche de faire application de ces dispositions et, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Rangers sécurité, la somme demandée de 500 euros, à verser au Conseil national des activités privées de sécurité au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Rangers sécurité est rejetée.

Article 2 : La société Rangers sécurité versera au Conseil national des activités privées de sécurité la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Rangers sécurité et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Martin, président,

Mme Chatal, conseillère,

M. Hégésippe, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.

Le président rapporteur,

Signé

L. A

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

A. CHATAL La greffière,

Signé

C. PAUILLAC

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Le greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

M-Y. METELLUS

Décisions similaires

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512959

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté est régulier, suffisamment motivé et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la carte de séjour sollicitée est soumise à des conditions spécifiques, notamment le maintien de la résidence habituelle hors de France, prévues à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'autres dispositions du CESEDA sont également écartés.

02/04/2026

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513014

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Isère, considérant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée sous deux mois.

02/04/2026

TA38Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200418

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.

02/04/2026

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203658

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société DNB Promotion, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire et l'injonction de le délivrer. La juridiction a jugé recevable le recours mais a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier agissant en vertu d'une délégation régulière. L'examen des autres moyens, notamment ceux relatifs aux conditions d'accès au projet (article 8.1 du PLUi) et à la voirie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme), n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.

02/04/2026

← Retour aux décisions