mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2400364 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CHARLOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mars 2024, M. B, représenté par Me Charlot, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision préfectorale du 22 janvier 2024, par laquelle le préfet de la Guyane l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane de procéder à un nouvel examen de sa situation administrative, qui ne pourra excéder deux mois, et de lui délivrer, sous huit jours, une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre du 25 mars 2024, le tribunal a invité l'avocate de M. A B à régulariser sa demande aux fins de production de la décision attaquée dans un délai de quinze jours
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; " ;
2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () " ; qu'aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. " ;
3. En application des dispositions de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative : " Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. Lorsque le juge est tenu, en application d'une disposition législative ou réglementaire, de statuer dans un délai inférieur ou égal à un mois, la communication ou la notification est réputée reçue dès sa mise à disposition dans l'application. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que, la requête de M. B, déposée par Me Charlot a été transmise au greffe du tribunal le 22 mars 2024 n'a pas été accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Me Charlot a été invitée à régulariser son recours par courrier du 25 mars 2024 via l'application Télérecours, réputé notifié le 28 mars 2024, conformément à l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative. Me Charlot a été avisée des conséquences de sa carence. Par suite, cette requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée, par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie, pour information, sera adressée au Préfet de la Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe, le 17 juillet 2024.
Pour Le président,
La magistrate désignée pour la permanence,
Signé
E. SCHOR
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER