mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2400771 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BALIMA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juin 2024, Mme A B représentée par Me Balima, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guyane, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de lui délivrer un rendez-vous dans le mois de juin 2024 afin qu'elle puisse déposer une demande de délivrance d'un titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors que le silence de l'administration auquel elle se heurte l'empêche de faire examiner sa demande de titre de séjour et d'obtenir un récépissé de demande de titre de séjour et qu'il méconnait le principe de continuité du service public ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Par la présente requête, Mme B, ressortissante haïtienne née en 1983, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer un rendez-vous en préfecture afin qu'elle puisse déposer une demande de titre de séjour.
3. Il ne résulte de l'instruction que Mme B ne justifie pas avoir effectué une demande de rendez-vous en préfecture par voie postale, contrairement à ce qu'elle soutient. En outre, la requérante qui se borne à produire un avis de réception ne justifie pas de la teneur de la demande qu'elle aurait adressée au préfet Guyane. Dans ces conditions, la mesure sollicitée par l'intéressée, tendant à ce qu'il soit fait injonction au préfet de la Guyane de lui délivrer un rendez-vous afin de pouvoir déposer sa demande d'admission au séjour, est dépourvue d'urgence et d'utilité.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait besoin de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire, que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des frais d'instance en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie sera adressée pour information, au préfet de la Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
O. GUSERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR