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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2400980

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2400980

jeudi 25 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2400980
TypeOrdonnance

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2024, M. A B demande au juge des référés d'enjoindre au sous-préfet de Saint-Laurent du Maroni de traiter sa demande de titre de séjour en urgence et de lui délivrer un titre de séjour.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la délivrance d'un titre de séjour lui est nécessaire pour obtenir une alternance dans le cadre de son master ;

- la mesure sollicitée est utile dès lors qu'il se heurte au silence de l'administration.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Deleplancque, conseillère, en application de l'article L.511-1 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, M. B, ressortissant haïtien né en 2002, arrivé sur le territoire selon ses déclarations en 2017, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au sous-préfet de Saint-Laurent du Maroni de traiter sa demande de titre de séjour en urgence et de lui délivrer un titre de séjour.

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. D'autre part, aux termes de l'article R.432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". Aux termes de l'article R.432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. ".

4. Il résulte de l'instruction que M. B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour à tout le moins le 24 octobre 2023, date de remise du récépissé dont il verse une copie au dossier. En vertu des dispositions précitées de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet à l'issue d'un délai de quatre mois, soit le 24 février 2024. La mesure sollicitée par le requérant, qui tend à ce qu'il soit enjoint au sous-préfet de Saint-Laurent du Maroni de traiter sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un titre de séjour est susceptible de faire obstacle à l'exécution de la décision implicite précitée.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en toutes ses conclusions par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie sera adressée pour information, au préfet de la Guyane.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le.25 juillet 2024.

La magistrate désignée,

Signé

C. DELEPLANCQUE

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

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