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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2401252

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2401252

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2401252
TypeOrdonnance

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 septembre 2024 et 15 septembre 2024, Mme B A demande au tribunal, en application de l'article R. 312-4 du code de justice administrative, d'interpréter le jugement n°2100474, 2100487 du 27 avril 2023 par lequel le tribunal a annulé l'arrêté du 14 janvier 2021 de la directrice des ressources humaines du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly et a enjoint à la directrice interrégionale, cheffe de la mission des services pénitentiaires d'outre-mer de réexaminer la situation administrative de Mme A pour la période courant du 5 janvier au 7 février 2021.

Elle soutient que l'article 2 du dispositif du jugement est ambigu en ce qu'il ne précise pas s'il est fait l'obligation à l'administration de lui verser un rappel de son traitement pendant toute la période où elle a été privée de la moitié de sa rémunération.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 312-4 du code de justice administrative : " Les recours en interprétation et les recours en appréciation de légalité relèvent de la compétence du tribunal administratif territorialement compétent pour connaître de l'acte litigieux. ". L'article R. 222-1 du même code prévoit : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".

2. Un recours en interprétation d'une décision juridictionnelle, ouvert sans condition de délai, n'est recevable que s'il émane d'une partie à l'instance ayant abouti au prononcé de la décision dont l'interprétation est sollicitée et dans la seule mesure où il peut être valablement soutenu que cette décision est obscure ou ambiguë.

3. Mme A soutient que l'article 2 du dispositif du jugement n°2100474, 2100487 est ambigu en ce qu'il ne précise pas s'il est fait l'obligation à l'administration de lui verser un rappel de son traitement pendant toute la période où elle a été privée de la moitié de sa rémunération. Or, ce jugement, en enjoignant à la directrice interrégionale, cheffe de la mission des services pénitentiaires d'outre-mer de réexaminer la situation administrative de Mme A pour la période courant du 5 janvier au 7 février 2021 est parfaitement cohérent avec ses motifs, notamment son point 6, et invite simplement la directrice interrégionale, cheffe de la mission des services pénitentiaires d'outre-mer à réexaminer la situation administrative de Mme A pour la période mentionnée. Par suite, le jugement n° 2100474, 2100487 du présent tribunal, contrairement à ce qui est soutenu, est dépourvu de toute ambiguïté.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête en interprétation présentée par Mme A est entachée d'une irrégularité manifeste non susceptible de régularisation. Par suite, cette requête doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie sera adressée pour information au garde des sceaux, ministre de la justice et à la directrice interrégionale, cheffe de la mission des services pénitentiaires d'outre-mer.

Rendue public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

Le président,

Signé

O. GUISERIX

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

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