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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2401265

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2401265

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2401265
TypeOrdonnance

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2024, M. B A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la fermeture administrative immédiate de l'abattoir de la Collectivité Territoriale de Guyane jusqu'à ce que les mesures correctives nécessaires soient mises en œuvre ;

2°) d'ordonner la réintégration d'un vétérinaire officiel pour garantir le respect des normes sanitaires en vigueur.

M. A soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que les infractions relevées sont de nature à porter atteinte à la santé publique et à l'intégrité physique des consommateurs ;

- la mesure sollicitée est utile dès lors que la grande partie des non conformités détaillées dans le rapport d'inspection du 2 mai 2024 n'a pas encore été rectifiée par l'abattoir, que l'absence de vétérinaire officiel aggrave la situation et que ces manquements persistants pourraient entraîner des conséquences sanitaires irréversibles pour la population.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

3. En l'espèce, M. A entend obtenir la fermeture administrative immédiate de l'abattoir de la Collectivité Territoriale de Guyane jusqu'à ce que les mesures correctives nécessaires soient mises en œuvre. Il soutient que la grande partie des non conformités détaillées dans le rapport d'inspection du 2 mai 2024 n'a pas encore été rectifiée par l'abattoir, pouvant entraîner des conséquences sanitaires irréversibles pour la population. Toutefois, la mesure sollicitée par M. A n'est pas au nombre de celles qui peuvent être prononcées par le juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, dès lors que ses effets pourraient être, éventuellement, obtenus par la procédure de référé régie par l'article L. 521-2 du même code. Par suite, les conclusions présentées par M. A sont manifestement irrecevables.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie sera adressée pour information, au préfet de la Guyane.

Rendue public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.

Le président,

Signé

O. GUISERIX

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le Greffier en Chef,

Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR

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