lundi 21 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2401321 |
| Type | Décision |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 septembre et le 15 octobre 2024, M. A C demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la procédure de passation d'une part, du marché public de conception et réalisation d'œuvre d'art au titre du 1% artistique pour la cité scolaire de Saint Georges et d'autre part, du marché public de conception et réalisation d'œuvre d'art au titre du 1% artistique pour le collège 6 de Saint Laurent du Maroni ;
2°) d'ordonner la mise en œuvre d'une enquête interne par la Collectivité Territoriale de Guyane, incluant la mise en place de personnes compétentes et qualifiées pour superviser le processus ;
3°) d'ordonner la révision complète des appels d'offre pour le marché public de conception et réalisation d'œuvre d'art au titre du 1% artistique pour la cité scolaire de Saint Georges et le marché public de conception et réalisation d'œuvre d'art au titre du 1% artistique pour le collège 6 de Saint Laurent du Maroni ;
4°) d'enjoindre à la Collectivité Territoriale de Guyane de respecter strictement les principes de transparence, d'égalité, de diversité des candidatures et de contrôle rigoureux de la légalité ;
5°) de mettre en place un calendrier prévisionnel clair et détaillé pour chaque étape de la procédure de passation incluant les consultations, la présélection, la sélection et la contractualisation dans les futurs appels d'offre ;
6°) de définir explicitement le rôle du mandataire en énonçant clairement les qualifications requises dans les futurs appels d'offre ;
7°) d'enjoindre aux autorités de tutelle, à savoir le préfet et la chambre régionale des comptes de procéder à un contrôle accru des procédures de passation des marchés publics ;
8°) de condamner la Collectivité Territoriale de Guyane à verser à M. C une indemnité en raison des préjudices subis du fait des irrégularités dans la procédure de passation des marchés publics.
Il doit être regardé comme soutenant que :
- il a intérêt à agir dans la présente instance dès lors qu'il se trouve lésé par les irrégularités commises dans le cadre de la procédure de passation des marchés publics ;
- la procédure de passation des marchés publics est entachée d'un vice de procédure tiré de la composition irrégulière du comité artistique chargé de valider les appels d'offre ;
- les délais de réponse aux appels d'offre sont inappropriés eu égard à la complexité des projets artistiques en question ;
- la procédure de passation des marchés publics méconnait le principe de transparence dès lors que les cahiers des charges des deux appels d'offre ne mentionnent aucun calendrier prévisionnel pour les étapes importantes du processus, qu'ils ne définissent pas clairement les fonctions du mandataire et que la Collectivité Territoriale de Guyane a refusé de fournir des informations cruciales malgré de nombreuses sollicitations ;
- elle méconnait le principe d'égalité de traitements des candidats dès lors que les appels d'offre prévoient la possibilité pour la Collectivité Territoriale de Guyane de consulter certains candidats avant même la publication officielle des appels d'offre et que le cahier des charges prévoit des critères de sélection discriminatoires ;
- elle porte atteinte à la libre concurrence dès lors que les cahiers des charges prévoient la participation d'élève à la réalisation d'œuvre d'art ;
- les cahiers des charges méconnaissent les dispositions du décret n°2002-677 du 29 avril 2002 relatif à l'obligation de décoration des constructions publiques et précisant les conditions de passation des marchés ayant pour objet de satisfaire à cette obligation ;
- les cahiers des charges méconnaissent les dispositions de l'article R.2111-7 du code de la commande publique dès lors qu'ils prévoient une spécification territoriale ;
- la procédure de passation méconnait les dispositions des articles L.311-1 du code des relations entre le public et l'administration et 141-8 du code général de la fonction publique dès lors que la Collectivité Territoriale de Guyane a refusé de transmettre à M. C des informations cruciales ;
- la procédure de passation des marchés publics est entachée d'un détournement de pouvoir ;
- les refus de la Collectivité Territoriale de Guyane de transmettre des informations importantes relatives à la procédure de passations des marchés publics constituent un abus d'autorité au sens de l'article 432-1 du code pénal ;
- les irrégularités commises dans le cadre de la procédure de passation des marchés publics lui ont causé un préjudice.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 octobre 2024, la Collectivité Territoriale de Guyane conclut au rejet de la requête et à ce que soit prononcée la suppression de passages injurieux, outrageants et diffamatoires des écritures de M. C en application de l'article L. 741-2 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le moyen tiré de l'absence de mention de l'identité des membres du comité artistique est irrecevable dès lors que M. C ne démontre pas être personnellement lésé et à titre subsidiaire, qu'il n'est pas fondé ;
- le moyen tiré de la constitution tardive du comité artistique est irrecevable dès lors que M. C ne démontre pas être personnellement lésé et à titre subsidiaire, qu'il est inopérant ;
- le moyen tiré du défaut de consultation du comité artistique est irrecevable dès lors que M. C ne démontre pas être personnellement lésé et à titre subsidiaire, qu'il manque en fait ;
- le moyen tiré de l'insuffisance du délai de consultation artistique est irrecevable dès lors que M. C ne démontre pas être personnellement lésé et à titre subsidiaire, qu'il est infondé ;
- le moyen tiré du caractère discriminatoire des critères de sélection est irrecevable dès lors que M. C ne démontre pas être personnellement lésé et à titre subsidiaire, qu'il manque en fait ;
- le moyen tiré du refus de communiquer les pièces relatives à la phase présélection est irrecevable dès lors que M. C ne démontre pas être personnellement lésé et à titre subsidiaire, qu'il est infondé ;
- l'ensemble des autres moyens à fin d'annulation sont inintelligibles ou excèdent manifestement l'office du juge des référés précontractuel ;
- le surplus des conclusions présentées par M. C est inintelligible ou excède manifestement l'office du juge des référés précontractuel ;
- il y a lieu de supprimer des passages outrageants et diffamatoires.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le décret n°2002-677 du 29 avril 2002 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, tenue le 15 octobre 2024 à 11 heures, en présence de Mme Pauillac, greffière, M. Guiserix a donné lecture de son rapport et entendu les observations de M. A C et de M. B, pour la collectivité territoriale de Guyane.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par des avis d'appel public à la concurrence envoyés à la publication le 12 mars 2024, la CTG a lancé deux consultations, sous forme de procédure adaptée restreinte, en vue d'attribuer les marchés de conception et réalisation d'œuvre d'art de la Cité scolaire de Saint-Georges et du collège 6 de Saint-Laurent du Maroni, au titre du 1% artistique. La date limite de remise des candidatures était fixée au 12 avril 2024. A cette date, 24 candidatures ont été réceptionnées par la collectivité territoriale de Guyane. Le 14 mai 2024, le comité artistique s'est réuni pour sélectionner les candidats admis à présenter une offre avant le 21 octobre 2024, 12h00. Par la présente requête, M. A C, qui n'a pas déposé de candidature dans le cadre des consultations précitées, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative d'annuler la procédure de passation d'une part, du marché public de conception et réalisation d'œuvre d'art au titre du 1% artistique pour la cité scolaire de Saint Georges et d'autre part, du marché public de conception et réalisation d'œuvre d'art au titre du 1% artistique pour le collège 6 de Saint Laurent du Maroni.
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ". Aux termes de l'article L. 551-2 du même code : " I. Le juge peut ordonner à l'auteur du manquement de se conformer à ses obligations et suspendre l'exécution de toute décision qui se rapporte à la passation du contrat, sauf s'il estime, en considération de l'ensemble des intérêts susceptibles d'être lésés et notamment de l'intérêt public, que les conséquences négatives de ces mesures pourraient l'emporter sur leurs avantages. Il peut, en outre, annuler les décisions qui se rapportent à la passation du contrat et supprimer les clauses ou prescriptions destinées à figurer dans le contrat et qui méconnaissent lesdites obligations. () ". Aux termes de son article L. 551-3 : " Le président du tribunal administratif ou son délégué statue en premier et dernier ressort en la forme des référés ".
3. Il appartient au juge des référés, saisi en vertu des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, de rechercher si l'entreprise ou l'opérateur qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de manière suffisamment vraisemblable de l'avoir lésé ou risquent de le léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant une entreprise ou un opérateur concurrent.
4. En premier lieu, aux termes de l'article R2172-18 du code de la commande publique : " Pour les opérations situées sur le territoire national, le comité artistique mentionné à l'article R. 2172-9 est composé des membres suivants : 1° Le maître d'ouvrage ou son représentant, qui en assure la présidence ; 2° Le maître d'œuvre ; 3° Le directeur régional des affaires culturelles ou son représentant ; 4° Un représentant des utilisateurs du bâtiment ; 5° Trois personnalités qualifiées dans le domaine des arts plastiques : a) Une personnalité qualifiée désignée par le maître d'ouvrage ; b) Deux personnalités qualifiées désignées par le directeur régional des affaires culturelles, dont une choisie sur une liste établie par les organisations professionnelles d'artistes. Le directeur régional des affaires culturelles ou son représentant est rapporteur des projets devant le comité. Le préfet de région peut désigner un rapporteur adjoint au sein des services de l'Etat. Le président du comité peut inviter un représentant de la commune du lieu d'implantation de la construction à assister avec voix consultative aux travaux du comité. "
5. Le requérant fait valoir que la procédure de passation des marchés publics est entachée d'un vice de procédure tiré de la composition irrégulière du comité artistique chargé de valider les appels d'offre. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que l'article R2172-18 du code de la commande publique aurait été méconnu et notamment que l'identité des membres du comité artistique aurait dû être mentionnée. Par ailleurs, le moyen tiré de la constitution tardive du comité n'est pas susceptible d'avoir lésé le requérant.
6. En second lieu, aux termes de l'article R.2151-1 du code de la commande publique : " L'acheteur fixe les délais de réception des offres en tenant compte de la complexité du marché et du temps nécessaire aux opérateur économiques pour préparer leur offres ".
7. Le requérant soutient que les délais de réponse aux appels d'offre sont inappropriés eu égard à la complexité des projets artistiques en question. En l'espèce, la consultation prévoyait un délai de trente jours pour le dépôt d'un dossier de candidature, contenant notamment une lettre de motivation et une présentation de la démarche artistique proposée, à l'exception de tout élément relatif à l'offre. Les délais et conditions de remise des candidatures n'ont, en l'espèce, pas été mis en œuvre en méconnaissance des dispositions précitées du code de la commande publique, ni porté atteinte à l'égalité de traitement des candidats et à la transparence de la procédure d'attribution.
8. En troisième lieu, le requérant fait valoir que la procédure de passation des marchés publics méconnait le principe de transparence dès lors que les cahiers des charges des deux appels d'offre ne mentionnent aucun calendrier prévisionnel pour les étapes importantes du processus et qu'ils ne définissent pas clairement les fonctions du mandataire en cas de groupement. Toutefois, alors que M. C n'a pas déposé de candidature s'agissant des deux consultations litigieuses devant se dérouler entre janvier et juin 2024, et qu'il n'évoque à aucun moment avoir envisagé de présenter une candidature au sein d'un groupement, l'intéressé, qui au demeurant n'apporte pas de précisions sur le moyen soulevé, ne démontre pas avoir été lésé.
9. En quatrième lieu, il est soutenu que la Collectivité Territoriale de Guyane méconnait le principe d'égalité de traitements des candidats dès lors que les appels d'offre prévoient la possibilité pour elle de consulter certains candidats avant même la publication officielle des appels d'offre et que le cahier des charges prévoit des critères de sélection discriminatoires. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que la procédure choisie, à savoir adaptée restreinte, telle qu'elle est décrite dans les documents de la consultation, porterait atteinte au principe d'égalité de traitements des candidats. De même, les critères de sélection figurant au cahier des charges (pièce n° 3), et notés sur 100 points tant pour la phase de présélection que celle relative à la sélection du ou des lauréats, ne font apparaître aucun élément discriminatoire. En tout état de cause, M. C ne démontre pas qu'il aurait été susceptible d'être lésé par le choix et les modalités de la procédure retenue, ni par les critères de sélection des deux phases de sélection, s'il avait présenté une candidature.
10. En cinquième lieu, M. C soutient qu'il est porté atteinte à la libre concurrence dès lors que les cahiers des charges prévoient la participation d'élève à la réalisation d'œuvre d'art. Toutefois, alors que le chier des charges mentionne la participation seulement éventuelle des élèves, et qu'aucun critère, ni même sous-critère, n'y fasse mention, M. C ne démontre pas en quoi il aurait été porté atteinte à l'égalité de traitement des candidats et à la transparence de la procédure d'attribution
11. En sixième lieu, le requérant fait valoir que les cahiers des charges méconnaissent les dispositions du décret n°2002-677 du 29 avril 2002 relatif à l'obligation de décoration des constructions publiques et précisant les conditions de passation des marchés ayant pour objet de satisfaire à cette obligation. Toutefois, le requérant ne précise pas en quoi il aurait été porté atteinte à l'égalité de traitement des candidats et à la transparence de la procédure d'attribution.
12. En septième lieu, aux termes de l' article R. 2111-7 du code de la commande publique : " Les spécifications techniques ne peuvent pas faire mention d'un mode ou procédé de fabrication particulier ou d'une provenance ou origine déterminée, ni faire référence à une marque, à un brevet ou à un type lorsqu'une telle mention ou référence est susceptible de favoriser ou d'éliminer certains opérateurs économiques ou certains produits.
Toutefois, une telle mention ou référence est possible si elle est justifiée par l'objet du marché ou, à titre exceptionnel, dans le cas où une description suffisamment précise et intelligible de l'objet du marché n'est pas possible sans elle et à la condition qu'elle soit accompagnée des termes " ou équivalent ". "
13. Si M. C fait valoir que les cahiers des charges méconnaissent les dispositions de l'article R.2111-7 du code de la commande publique dès lors qu'ils prévoient une spécification territoriale, il ne met pas le juge des référés à même d'apprécier le bien-fondé du moyen qu'il invoque.
14. En huitième lieu la procédure de passation méconnait les dispositions des articles L.311-1 du code des relations entre le public et l'administration et 141-8 du code général de la fonction publique dès lors que la Collectivité Territoriale de Guyane a refusé de transmettre à M. C des informations cruciales et que les refus de la Collectivité Territoriale de Guyane de transmettre des informations importantes relatives à la procédure de passation des marchés publics constituent un abus d'autorité au sens de l'article 432-1 du code pénal. Toutefois, il résulte de l'instruction que l'intéressé a demandé par courrier du 21 juillet 2024 à l'entité adjudicatrice la transmission des procès-verbaux des séances du comité artistique ayant procédé à la sélection des candidats admis à présenter une offre, alors qu'il ne participait pas à la consultation. Dans ces conditions, à ce stade de la procédure, la collectivité n'était pas tenue de faire droit à sa demande.
15. En neuvième lieu, si M. C soutient que la collectivité territoriale de Guyane a entaché la procédure de passation des marchés d'un détournement de pouvoir, la seule circonstance que des plaintes auraient été déposées pour discrimination ou même plagiat et que, selon le requérant, certains artistes auraient dans le passé été favorisés voire protégés, affirmations au demeurant non établies, ne suffit pas à établir le détournement de pouvoir invoqué par le requérant. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
16. En dixième lieu, le requérant fait valoir que les irrégularités commises dans le cadre de la procédure de passation des marchés publics lui ont causé un préjudice. Toutefois, la circonstance qu'il aurait subi un préjudice est, en l'absence d'irrégularité établie de la collectivité territoriale de Guyane au regard de ses obligations de publicité et de mise en concurrence, inopérante.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A C sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 741-2 du code de justice administrative :
18. Aux termes de l'article L. 741-2 du code de justice administrative : " Sont également applicables les dispositions des alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-après reproduites : " Art. 41, alinéas 3 à 5. - Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux. Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires ; () ".
19. En vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881, reproduites à l'article L. 741-2 du code de justice administrative précité, le juge administratif peut, dans les causes dont il est saisi, prononcer, même d'office, la suppression des écrits injurieux, outrageants ou diffamatoires.
20. Dans la requête, les passages commençant par " Pire encore, il m'a dirigé " et se terminant par " me discriminer en tant que lanceur d'alerte " (page 17), par " Les pratiques désastreuses de la DAC " et se terminant par " une offense à la professions artistiques " (page 18) présentent un caractère outrageant et diffamatoire. Il en est de même des passages commençant par " Au vu des éléments " et se terminant par " favorisés illégalement ces derniers " (page 24), commençant par " Les faits révélés " et se terminant par " mascarade " (pages 28 à 30), qui excèdent le droit à la libre discussion et présentent un caractère outrageant et diffamatoire. Par suite, il y a lieu, comme le demande la collectivité territoriale de Guyane, d'en prononcer la suppression sur le fondement des dispositions précitées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. A C est rejetée.
Article 2 : Les passages du mémoire introductif de M. A C mentionnés au point 20 sont supprimés.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et à la Collectivité Territoriale de Guyane.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. NICANOR