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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2401381

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2401381

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2401381
TypeOrdonnance

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, M. A B demande au tribunal de lui accorder un délai supplémentaire de six mois afin d'exécuter la décision du 23septembre 2024 par laquelle le préfet de la Guyane lui a ordonné d'évacuer les lieux et de procéder à la démolition des locaux et installations édifiés sans droit ni titre sur la parcelle BT 863 de la commune de Cayenne, dans le périmètre décrit à l'annexe 1.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () " et aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

2. Il n'appartient pas à la juridiction administrative d'accueillir des conclusions tendant à d'autres fins qu'à l'annulation d'une décision administrative identifiée et produite ou à la condamnation d'une personne publique à verser une somme d'argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d'administrateur ni se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir pour prendre en charge une situation considérée comme anormale.

3. La requête de M. B tend à ce que le tribunal lui accorde un délai supplémentaire de six mois afin d'exécuter la décision du 23 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Guyane lui a ordonné d'évacuer les lieux et de procéder à la démolition des locaux et installations édifiés sans droit ni titre sur la parcelle BT 863 de la commune de Cayenne, dans le périmètre décrit à l'annexe 1. Toutefois, de telles conclusions sont irrecevables dès lors qu'une telle demande ne relève pas de l'office du juge. Par suite, la requête présentée par M. B est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en faisant application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précitées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie pour information sera adressée au préfet de la Guyane.

Rendue publique par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.

La vice-présidente du tribunal,

Signé

E. ROLIN

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

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