mercredi 23 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2500502 |
| Type | Décision |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 avril 2025, Mme B A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner au préfet de la Guyane, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance, de mettre à jour ses données dans ses systèmes informatisés, en lui trouvant une solution propice dans un délai de quinze jours, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative et des articles L. 424-9 et L. 424-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle est parent d'enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire et que le dysfonctionnement du site de l'Administration numérique des étrangers en France ne lui permet pas de déposer sa demande de titre de séjour ;
- la mesure sollicitée est utile dès lors qu'elle a tenté en vain de surmonter le problème informatique et de joindre la préfecture ;
- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
La requête a été communiquée au préfet de la Guyane le 7 avril 2025 qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
2. Par la présente requête, Mme A ressortissante haïtienne née le 15 février 1996 et mère de Joshua Krysley Jaccin, bénéficiaire de la protection subsidiaire par une décision du 25 septembre 2024, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Guyane de mettre à jour ses données dans ses systèmes informatisés afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire.
3. Pour justifier de l'utilité d'enjoindre au préfet de la Guyane de mettre à jour ses données dans ses systèmes informatisés afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour en tant que parent d'enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire, Mme A se prévaut d'avoir tenté en vain de surmonter le problème informatique et de contacter les services de l'Etat en Guyane. Toutefois, Mme A, qui ne fait état d'aucune demande de rendez-vous en préfecture pour finaliser sa demande de titre de séjour, se borne à produire un courriel du 1er avril 2025 et diverses captures d'écran datant du 1er avril 2025 à 16h22, soit la veille de l'introduction de la requête. Par suite, et eu égard au caractère récent de ses tentatives, la condition d'utilité requise par les dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne peut, en l'état de l'instruction, être regardée comme remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet de la Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.
Le juge des référés,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
R. DELMESTRE GALPE