jeudi 19 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2500902 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | BALIMA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 juin 2025, M. A B représenté par Me Balima demande au juge des référés statuant sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 7 juin 2025 par laquelle le service territorial de la police aux frontières de Martinique lui a opposé un refus d'entrée en Martinique ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à Me Balima en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision litigieuse méconnaît sa liberté d'aller et venir ;
- la décision attaquée porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit.
Par un mémoire, enregistré le 18 mai 2025, M. B entend se désister de sa requête en raison de l'enrôlement de son dossier au tribunal administratif de la Martinique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rolin, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : "'Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours [] peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements [] ".
2. Par un mémoire enregistré le 18 juin 2025, M. B doit être regardé comme se désistant de l'ensemble des conclusions de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu d'en donner acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie pour information en sera adressée à la préfecture de Martinique.
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 19 juin 2025.
La juge des référés,
Signé
E. ROLIN
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER