lundi 26 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2205940 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 novembre 2022, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 27 septembre 2022 par laquelle le SATPN de Mayotte a mis fin à la prise en charge par l'administration de ses prestations familiales.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 mai 2023, le préfet de Mayotte conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 78-1159 du 12 décembre 1978 ;
- l'ordonnance n° 2002-149 du 7 février 2002 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7º Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. M. B, adjoint technique de la police nationale, a été informé par son service gestionnaire, le 27 septembre 2022, qu'il était mis fin à la prise en charge par l'administration de ses prestations familiales au motif qu'il avait été constaté, pour l'application de l'article 3 du décret du 12 décembre 1978, que sa situation ne permettait pas de caractériser un centre de ses intérêts matériels et moraux (CIMM) se situant hors de Mayotte. En se bornant à affirmer, pour contester cette décision, que sa mutation avait été prononcée " sous le statut d'expatrié ", que ses enfants sont nés en métropole et y ont effectué leurs études, qu'il justifie de " 12 ans d'armée de terre " et que son père réside en métropole, le requérant, qui n'a pas réagi au mémoire en défense du préfet par lequel sont énoncés de manière précise les indices d'un CIMM se situant à Mayotte, soulève une argumentation qui n'est manifestement pas assortie des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ainsi, la requête doit être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 26 août 2024.
Le président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.