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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2205940

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2205940

lundi 26 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2205940
TypeOrdonnance
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B, adjoint technique de la police nationale, qui contestait la décision du 27 septembre 2022 mettant fin à la prise en charge de ses prestations familiales. Le tribunal a estimé que l'argumentation du requérant, qui se bornait à invoquer des éléments généraux sans démontrer que son centre des intérêts matériels et moraux se situait hors de Mayotte, n'était pas suffisamment précise pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement insuffisamment justifiées, ainsi que sur le décret n° 78-1159 du 12 décembre 1978 relatif aux conditions d'attribution des prestations familiales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 novembre 2022, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 27 septembre 2022 par laquelle le SATPN de Mayotte a mis fin à la prise en charge par l'administration de ses prestations familiales.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 mai 2023, le préfet de Mayotte conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 78-1159 du 12 décembre 1978 ;

- l'ordonnance n° 2002-149 du 7 février 2002 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7º Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. M. B, adjoint technique de la police nationale, a été informé par son service gestionnaire, le 27 septembre 2022, qu'il était mis fin à la prise en charge par l'administration de ses prestations familiales au motif qu'il avait été constaté, pour l'application de l'article 3 du décret du 12 décembre 1978, que sa situation ne permettait pas de caractériser un centre de ses intérêts matériels et moraux (CIMM) se situant hors de Mayotte. En se bornant à affirmer, pour contester cette décision, que sa mutation avait été prononcée " sous le statut d'expatrié ", que ses enfants sont nés en métropole et y ont effectué leurs études, qu'il justifie de " 12 ans d'armée de terre " et que son père réside en métropole, le requérant, qui n'a pas réagi au mémoire en défense du préfet par lequel sont énoncés de manière précise les indices d'un CIMM se situant à Mayotte, soulève une argumentation qui n'est manifestement pas assortie des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ainsi, la requête doit être rejetée par ordonnance.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Mayotte.

Fait à Mamoudzou, le 26 août 2024.

Le président,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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