mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2206098 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Avocat requérant | TESOKA LAURENT* |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 décembre 2022, Mme C A demande au tribunal d'annuler la décision du maire de Chirongui du 6 octobre 2022 mettant fin à son contrat au cours de la période d'essai.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2024, la commune de Chirongui, représentée par Me Tesoka, avocat, conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7º Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui () ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. En vertu d'un CDD signé le 29 septembre 2022, Mme A a été engagée par la commune de Chirongui pour une durée de 1 an à compter du 3 octobre 2022 avec une période d'essai de 1 mois. Par décision du 6 octobre 2022, le maire a mis fin au contrat à compter du 10 octobre 2022 au motif que la situation de l'intéressée, du fait de son lien de conjugalité avec un élu de la commune, révélait un conflit d'intérêt. Pour contester cette décision, Mme A invoque sans aucune précision un non-respect de la procédure de licenciement. Elle invoque en outre, s'agissant du bien-fondé du licenciement dont elle a fait l'objet au début de sa période d'essai, un défaut de " cause réelle et sérieuse " résultant, selon elle, de la circonstance que son éviction aurait été décidée à titre de représailles, quelques jours après son embauche, suite à un refus de M. B, élu de l'opposition, de " céder au chantage " du maire qui souhaitait le voir rejoindre sa majorité. Cependant, aucune justification n'est produite à l'appui des dires de Mme A, lesquels demeurent imprécis. Ainsi, la requérante soulève des moyens qui ne sont manifestement pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Il y a lieu de rejet la requête par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et à la commune de Chirongui.
Fait à Mamoudzou le 02 avril 2024.
Le président,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.