mercredi 13 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2300311 |
| Type | Ordonnance |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 janvier 2023, Mme B A née le 31 décembre 1976 aux Comores doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite prise par le préfet de Mayotte rejetant sa demande de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents de tribunal administratif ()peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Par décision implicite, le préfet de Mayotte a rejeté la demande de titre de séjour de Mme A. Pour contester cette décision Mme A se borne à soutenir qu'elle trouve " inadmissible et injuste " que la préfecture ne lui réponde pas. Par ailleurs, la requérante, à l'exception du récépissé de sa demande de titre de séjour expiré depuis le 23 avril 2020 et d'une demande de titre de séjour envoyée par courriel du 5 août 2020, sans établir d'ailleurs que ce dernier a été effectivement réceptionné, s'est abstenue, dans la présente instance, de produire la moindre pièce et elle n'a pas, à ce jour, déposé de mémoire complémentaire à sa requête et ne peut, dès lors, être regardée comme présentant un début d'argumentation de nature à établir que la décision contestée serait illégale au regard du texte réglementaire applicable, que ce soit en raison d'une méconnaissance des règles et procédures d'édiction applicables à cet acte, d'un contenu ou de motifs contraires aux textes, ou encore du caractère disproportionné ou inadapté de la décision elle-même.
3. Dans ces conditions Mme A ne peut être regardée comme contestant utilement la décision attaquée à l'aide d'un moyen qui n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien fondé ou de faits susceptibles de venir à son soutien. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative et de rejeter la requête.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Copie en sera donnée pour information au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 13 mars 2024.
Le président,
T. SORIN
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2300311