vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2300925 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | GHAEM |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre enregistrée le 21 mars 2023, M. A B, représenté par Me Ghaem, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler jusqu'à ce que le tribunal administratif statue sur sa requête n° 2202054 tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral n°4305/2022 du 1er mars 2022, sous astreint de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
2°) de prononcer la liquidation de l'astreinte prévue par l'ordonnance n° 2202838 du 21 juin 2022, fixée à 100 euros par jour de retard, pour la période allant du 22 décembre 2022 à ce jour, en exécution ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que, suite à l'ordonnance du 21 juin 2022, le préfet de Mayotte lui a délivré une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 21 décembre 2022, mais aucune autorisation pour la période postérieure, alors que le tribunal n'a pas encore statué sur la requête n° 2202054, et en dépit de ses démarches auprès de la préfecture, notamment par courrier du 4 janvier 2023.
Par un mémoire en défense et un mémoire en production, enregistré le 26 avril 2023, le préfet de Mayotte, représenté par la Selarl Centaure Avocats, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Il fait valoir que, à deux reprises, le requérant ne s'est pas présenté, en préfecture alors qu'il y avait été convoqué pour se voir remettre un titre de séjour ;
Vu :
- les pièces du dossier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision, prise en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Sauvageot, premier conseiller, en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique qui a eu lieu le 28 avril 2023 à 10h30 heures de Mayotte, le magistrat constituant la formation de jugement compétente siégeant au tribunal administratif de La Réunion dans les conditions prévues à l'article L. 781-1 et aux articles R. 781-1 et suivants du code de justice administrative, Mme C étant greffière d'audience au tribunal administratif de Mayotte.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport, et entendu les observations de Me Ghaem, avocate du requérant, et de Me Cano, avocat du préfet de Mayotte. Me Ghaem reconnait que son client s'est vu remettre hier une autorisation provisoire de séjour et déclare se désister des conclusions de la requête tendant à la liquidation de l'astreinte prévue par l'ordonnance du 21 juin 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des pièces du dossier que, par décision du 26 avril 2023, le préfet de Mayotte a délivré au requérant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler valable jusqu'au 25 octobre 2023. Par ailleurs, à l'audience, Me Ghaem, avocate du requérant, reconnait que de cette autorisation a été remise à ce dernier lors de la journée d'hier. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Mayotte de délivrer une autorisation provisoire de séjour sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
2. A l'audience, Me Ghaem, avocate du requérant, déclare que celui-ci se désiste de ses conclusions tendant à la liquidation de l'astreinte prononcée par l'ordonnance n° 2202838 du 21 juin 2022. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu d'en donner acte.
3. Dans ces circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Mayotte de délivrer au requérant une autorisation provisoire de séjour.
Article 2 : Il est donné acte au requérant de son désistement de ses conclusions tendant à la liquidation de l'astreinte prononcée l'ordonnance n° 2202838 du 21 juin 2022.
Article 3 : L'Etat versera au requérant une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Mayotte. Copie en sera, en outre, transmise au ministre de l'intérieur.
Fait à Mamoudzou, le 28 avril 2023.
Le juge des référés,
F. SAUVAGEOT
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.