LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2303165

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2303165

mercredi 19 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2303165
TypeOrdonnance
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juillet 2023 sous le n° 2303165, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'arrêté du 20 avril 2023 par lequel le maire de Dembéni l'a radié des cadres et admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er juillet 2023.

Il soutient que :

- son maintien en activité avec maintien du traitement est nécessaire ; la condition d'urgence est remplie ;

- l'arrêté fait apparaître un nom erroné ;

- un délai insuffisant lui a été laissé entre la notification de l'acte, effectuée le 20 juin, et sa date d'effet fixée au 1er juillet ;

- sa limite d'âge, prolongée jusqu'à 60 ans comme cela a été constaté par le jugement n° 1800973 du 12 mars 2020, se trouve automatiquement prolongée jusqu'à 62 ans par application des nouvelles dispositions fixant l'âge légal de droit commun ;

- l'arrêté litigieux procède d'un détournement de procédure et de pouvoir et méconnaît l'autorité de la chose jugée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête enregistrée le 5 juillet 2023 sous le n° 2303140 par laquelle M. B demande l'annulation de l'arrêté susmentionné.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 2001-616 du 11 juillet 2001 ;

- le décret n° 2012-1256 du 13 novembre 2012 ;

- l'arrêté préfectoral n° 77-50/RG du 16 mars 1977 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3, le juge des référés peut rejeter la requête sans instruction ni audience " lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée ".

2. M. B, qui est né le 2 octobre 1962 et dont la situation est régie par les dispositions du VII de l'article 64-1 de la loi du 11 juillet 2001 et par celles de l'arrêté du préfet de Mayotte n° 77-50/RG du 16 mars 1977, ainsi que cela a été dit par le jugement n° 1800973 du 12 mars 2020, demande au juge des référés, parallèlement à sa requête au fond, de suspendre l'arrêté du 20 avril 2023 par lequel le maire de Dembéni, prenant en compte de fait que cet agent avait atteint la limite d'âge, a prononcé sa radiation des cadres à compter du 1er juillet 2023 et l'a admis à faire valoir ses droits à la retraite.

3. En l'état de l'instruction, il apparaît manifeste que les moyens invoqués par M. B, qui ne produit aucun élément allant dans le sens d'une limite d'âge qui, compte tenu des dispositifs existants de report de limite d'âge à titre individuel, ne serait pas atteinte à la date d'effet de l'arrêté litigieux, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité dudit arrêté.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête en référé de M. B, quelle que soit l'urgence de la situation, doit être rejetée selon la procédure définie à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée à la commune de Dembéni et au préfet de Mayotte.

Fait à Mamoudzou le 19 juillet 2023

Le juge des référés,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

← Retour aux décisions