mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2304294 |
| Type | Ordonnance |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 novembre 2023, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté n°2023-9765034022 du 13 septembre 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de l'admettre au séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai d'un mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Khater, vice-présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. A l'appui de sa requête, enregistrée le 6 novembre 2023 et tendant à l'annulation de l'arrêté n°2023-9765034022 du préfet de Mayotte du 13 septembre 2023, M. B A, ressortissant comorien né le 25 janvier 2001, se borne à faire valoir l'erreur manifeste d'appréciation en précisant qu'il a réalisé ses études à Mayotte jusqu'à l'obtention de son baccalauréat. Si cette allégation n'est pas contestée par l'arrêté contesté qui mentionne que l'ancienneté du séjour de l'intéressé peut être regardée comme justifiée à compter de l'année scolaire 2007-2008, il est également fait mention d'une condamnation en septembre 2020 à huit mois d'emprisonnement avec sursis pour participation avec arme à un attroupement le 11 septembre 2020, alors que M. A était âgé de 19 ans. L'intéressé n'a versé aucune pièce de nature à démontrer qu'il ne constitue pas une menace grave à l'ordre public et s'est d'ailleurs borné à joindre à sa requête l'arrêté attaqué et un récépissé de demande de carte de séjour délivré le 11 avril 2023. Ainsi, la requête de M. A, qui n'a pas été complétée ultérieurement et le délai de recours étant expiré, n'est assorti que de faits manifestement insusceptibles de venir au soutien du moyen soulevé.
3. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A peuvent être rejetées en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 2 avril 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
A. KHATER.
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2304294