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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2400359

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2400359

vendredi 1 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2400359
TypeOrdonnance
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 février 2024 à 15h04, l'Union Interprofessionnelle CFDT Mayotte demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative de suspendre l'exécution de la décision portant convocation aux assemblées générales électives le 1er mars 2024 à 9h00mn prise par la présidente du conseil de prud'hommes.

Elle soutient que :

- Il y a urgence eu égard à l'importance et l'imminence du scrutin, à suspendre l'exécution de la décision attaquée :

- la décision attaquée porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale et au droit à un procès équitable garanti par l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Monlaü, premier conseiller, en qualité de juge des référés.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public () aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence () le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L.522-1. ".

2. En l'espèce, en se bornant à faire état, de ce que la décision portant convocation aux assemblées générales électives prise par la présidente du conseil de prud'hommes, a lieu le 1er mars 2024 à 9 heures, l'Union Interprofessionnelle CFDT Mayotte, qui avait reçu une troisième convocation pour ces élections le 26 février 2024, pour la tenue de ces assemblées électives prévues le 1er mars 2024, et qui a saisi le juge des référés le 29 février 2024 à 15h04, soit la veille du scrutin, n'établit pas la condition d'urgence de sa demande de suspension. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de l'Union Interprofessionnelle CFDT Mayotte est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Union Interprofessionnelle CFDT Mayotte.

Fait à Mamoudzou, le 1er mars 2024.

Le juge des référés,

X. MONLAU

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2400359

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