lundi 11 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2400374 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mars 2024, M. D C doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet de Mayotte a fait obligation à Mme A B de quitter le territoire français à destination des Comores ;
2°) d'enjoindre au préfet de Mayotte d'organiser son retour à Mayotte.
Il soutient que les enfants de Mme B ont besoin d'elle en raison de sa contribution à leur entretien et leur éducation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée () ".
2. A supposer même que M. D C ait entendu demander la suspension de l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de Mme B, cette demande qui, au demeurant, ne lui fait pas directement et personnellement grief de sorte qu'il n'est pas fondé à en demander la suspension de l'exécution pour le compte d'autrui, concerne une décision déjà exécutée. Ainsi, sa requête est dépourvue d'objet et par suite manifestement irrecevable.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. D C ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code précité.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 11 mars 2024.
Le juge des référés,
T. SORIN
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.