mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2400673 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 avril 2024, M. A B, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 mars 2024 par lequel le préfet de Mayotte l'a obligé à quitter le territoire dans un délai d'un mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et cours () désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".
2. Par arrêté du 19 mars 2024, le préfet de Mayotte a obligé M. B, ressortissant congolais, à quitter le territoire français dans un délai d'un mois au motif que sa demande d'asile avait été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) et qu'il ne remplissait pas les conditions d'attribution d'un titre de séjour en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
3. Si M. B allègue être en danger de mort dans son pays d'origine en raison de son orientation sexuelle, il fait état de circonstances, examinées par la Cour nationale du droit d'asile qui a estimé à trois reprises, dans ses décisions des 1er juin 2020, 19 mai 2023 rejetant la demande de réexamen et 3 août 2023 rejetant le recours contre le rejet de la demande de réexamen, qui ne permettaient pas de tenir pour établies les allégations de l'intéressé et pour fondées les craintes énoncées. M. B n'apporte dans le cadre de la présente instance, aucun élément nouveau, ni dans ses écritures ni dans aucune pièce jointe à celles-ci, de nature à établir qu'il serait effectivement, personnellement et actuellement exposé à des peines ou des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine, mais il se borne à reprendre les moyens et arguments exposés devant la CNDA. Dès lors, le moyen de la requête de M. B n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
4. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la présente requête en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Mamoudzou, le 15 mai 2024.
Le vice-président,
Ch. BAUZERAND
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400673