mardi 6 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2401003 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juin 2024 sous le n° 2401003, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision du préfet de Mayotte refusant implicitement de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête enregistrée le 2 mai 2024 sous le n° 2400803 par laquelle M. A B demande l'annulation de la décision susmentionnée.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3, le juge des référés peut cependant rejeter la requête sans instruction ni audience " lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, () qu'elle est irrecevable ".
2. Par sa requête au fond n° 2400803 et par sa requête en référé n° 2401003, M. B, ressortissant comorien né en 1990, conteste une décision implicite de refus prise par le préfet de Mayotte à l'égard de sa demande de titre de séjour. Cependant, il résulte des écritures du requérant que ses démarches en vue d'obtenir un titre de séjour se sont heurtées à des refus implicites à des dates anciennes, à savoir en 2018 puis en 2021. Les pièces produites à l'appui des deux requêtes ne font pas apparaître que l'intéressé ait, depuis lors, renouvelé sa demande de titre de séjour dans les formes requises. Ainsi, la requête à fin d'annulation n° 2400803, déposée le 2 mai 2024, a manifestement été présentée au-delà du délai raisonnable d'un an dans lequel pouvait être contestée la décision implicite de refus opposée à M. B en 2021. Eu égard à l'irrecevabilité de la requête au fond, il apparaît manifeste que la requête en référé-suspension n° 2401003, dirigée contre cette même décision implicite de refus, est irrecevable.
3. Il résulte de ce qui précède que la présente requête en référé doit être rejetée par ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : La requête n° 2401003 de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Mamoudzou, le 6 août 2024.
Le juge des référés,
M.-A. AEBISCHER
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2401003