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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2401207

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2401207

mardi 2 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2401207
TypeOrdonnance
Avocat requérantKALED

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, M. C A, représenté par Me Kaled, doit être regardé comme demandant au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte n° 11807/2024 du 1er juillet 2024, en tant que cet arrêté l'oblige à quitter le territoire français sans délai ;

2°) d'enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

En application des articles L. 221-2-1 et R. 221-6-1 du code de justice administrative, le vice-président du Conseil d'État a délégué M. B aux tribunaux administratifs de La Réunion et de Mayotte du 1er au 13 juillet 2024.

Le président du tribunal administratif de Mayotte a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". En vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter sans instruction ni audience une requête lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée.

2. M. C A, ressortissant comorien né le 22 mars 1998, est dépourvu de titre de séjour. Pour demander la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire contenue dans l'arrêté n° 11807/2024 que le préfet de Mayotte a pris à son encontre le 1er juillet 2024, il se borne à faire valoir qu'après son entrée à Mayotte en octobre 2018, il a déposé une demande d'asile en raison de persécutions des autorités comoriennes liées à ses opinions politiques, que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides n'a pas encore statué sur sa demande et qu'en cas de retour en Union des Comores, il serait exposé à des poursuites pénales et à des atteintes physiques, voire à la peine de mort. Toutefois, M. A n'apporte aucun élément pour justifier avoir déposé une demande d'asile, non plus qu'aucune explication circonstanciée de nature à rendre crédible son allégation selon laquelle il serait exposé à des risques de persécutions en cas de retour en Union des Comores.

3. Dans ces conditions, il apparaît manifeste que la demande en référé de M. A est mal fondée. Sa requête doit donc être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au préfet de Mayotte.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en application de l'article R. 751-8 du code de justice administrative. .

Fait à Mamoudzou, le 2er juillet 2024.

La juge des référés,

B. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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