LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2401441

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2401441

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2401441
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantAARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé suspension de M. C, un ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer un visa pour étudier en métropole. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 441-8 du CESEDA, n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024 sous le n° 2401441, M. B C, représenté par Me Belliard, avocat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du préfet de Mayotte du 1er juillet 2024 refusant de lui délivrer le visa sollicité pour se rendre en métropole et y effectuer ses études supérieures ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer ce visa ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que :

- l'urgence est justifiée par la proximité de la rentrée universitaire et le risque d'être empêché de poursuivre ses études, alors que son installation à Toulouse est déjà organisée ;

- le refus de visa, qui tend à nier les droits qu'il tient de son autorisation provisoire de séjour, procède d'une inexacte application des dispositions de l'article L. 441-8 du CESEDA.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 août 2024, le préfet de Mayotte conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- le moyen soulevé par le requérant n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête enregistrée le 31 juillet 2024 sous le n° 2401442 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision susmentionnée.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique qui a eu lieu le 14 août 2024 à 14 heures, le juge des référés siégeant au tribunal administratif de La Réunion dans les conditions prévues à l'article L. 781-1 du code de justice administrative, Mme D étant greffière d'audience au tribunal administratif de Mayotte.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Aebischer, juge des référés ;

- les observations de Me Ratrimoarivony, pour le requérant, qui confirme les conclusions et moyens du référé ;

- les observations de M. A, représentant le préfet de Mayotte, qui confirme les écritures en défense.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. Par la présente requête, M. C, ressortissant comorien né en 2003, qui vit à Mayotte depuis qu'il y est arrivé en 2014 à l'âge de 10 ans, y ayant suivi sa scolarité avec succès jusqu'au baccalauréat, et qui dispose actuellement d'une autorisation provisoire de séjour, suite à l'injonction en ce sens adressée au préfet par l'ordonnance de référé-liberté n° 2400249 du 12 février 2024, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions précitées, de suspendre la décision préfectorale du 1er juillet 2024 lui refusant le bénéfice du " visa études " qu'il sollicitait pour pouvoir commencer ses études universitaires à Toulouse.

3. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que le préfet, en opposant à l'intéressé la circonstance qu'une autorisation provisoire de séjour n'est pas assimilable à un titre de séjour au sens des dispositions de l'article L. 441-8 du CESEDA, aurait commis une erreur de droit, n'est pas propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête en référé de M. C ne peut qu'être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au préfet de Mayotte.

Fait à Mamoudzou, le 20 août 2024.

Le juge des référés,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

← Retour aux décisions