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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2401461

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2401461

mercredi 4 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2401461
TypeOrdonnance
Avocat requérantBAYON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 août 2024 sous le n° 2401461, Mme C B A, représentée par Me Bayon, avocat, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'arrêté du préfet de Mayotte du 4 juin 2024 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de Mayotte, sous astreinte, de lui délivrer un titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête enregistrée le 31 juillet 2024 sous le n° 2401436 par laquelle Mme B A demande l'annulation de l'arrêté susmentionné.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Aebischer, vice-président, en qualité de juge des référés.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3, le juge des référés peut rejeter la requête sans instruction ni audience " lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, () qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée () ".

2. Par sa requête au fond déposée le 31 juillet 2024 sous le n° 2401436, Mme B A demande l'annulation de l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par sa requête en référé déposée le 2 août 2024, l'intéressée demande la suspension de ce même arrêté. Cependant, l'arrêté ainsi attaqué n'a été que partiellement produit dans les deux instances, seule étant versée au dossier la première des trois pages de l'arrêté. Une demande de régularisation a été vainement adressée à l'avocat de l'intéressée au titre de l'instance n° 2401436. Le délai de régularisation étant expiré, l'irrecevabilité de la requête au fond n'a pu qu'être constatée au regard des prescriptions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Eu égard à cette irrecevabilité de la requête au fond, la requête en référé est elle-même entachée d'irrecevabilité.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête en référé de Mme B A doit être rejetée, en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête n° 2401461 de Mme B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B A.

Fait à Mamoudzou, le 4 septembre 2024.

Le juge des référés,

M.-A. AEBISCHER

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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