**Sujet principal** : Demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de délivrance d'un titre de séjour, suivie d'un désistement de la requérante.
**Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé).
**Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requête par la demanderesse, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond.
**Textes appliqués** : La procédure de référé était engagée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative (suspension pour urgence et illégalité manifeste). La notification de la décision intervient conformément à l'article R. 751-8 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mars 2026, Mme B... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle et de lui désigner un avocat ;
2°) de suspendre l’exécution de l’arrêté du préfet de Mayotte du 20 mars 2025 en tant qu’il lui fait obligation de quitter sans délai le territoire français ;
3°) d’enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans le délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, ou d’enjoindre à ce même préfet d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de huit et sous astreinte de 150 euros par jour de retard le temps du réexamen ;
4°) le cas échéant, d’enjoindre au préfet de Mayotte, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision et sous astreinte de 300 euros par jour de retard, d’organiser et de financer son retour à Mayotte.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie en raison du caractère exécutoire de l’obligation de quitter le territoire ;
- l’arrêté porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à mener une vie privée et familiale normale et à l’intérêt supérieur de son enfant ;
- en cas d’exécution de la mesure d’éloignement, il méconnaît son droit au recours effectif protégé par l’article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Duvanel, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Par un mémoire enregistré le 21 mars 2026, Mme A... a déclaré se désister des conclusions de sa requête. Ce désistement d’instance est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet de Mayotte.
Copie en sera adressée aux ministres chargés de l’outre-mer et de l’intérieur en application de l’article R. 751-8 du code de justice administrative.
Fait à Mamoudzou, le 21 mars 2026.
Le juge des référés,
F. DUVANEL
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.