LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA108-2400108

Tribunal Administratif de St Martin — Décision N° TA108-2400108

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de St Martin
SectionTribunal Administratif de St Martin
N° DossierTA108-2400108
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantGUILLAUME-MATIME

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Saint-Martin, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin à verser une provision de 20 000 euros à M. et Mme B. Cette somme correspond aux loyers impayés pour la location d'un terrain sur les périodes 2021-2024, dont l'existence et le montant n'étaient pas sérieusement contestables. La collectivité, bien que mise en demeure, n'a pas produit d'observations en défense, ce qui a conduit le juge à faire droit à la demande. La Collectivité a également été condamnée à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 septembre 2024, M. A B et Mme C B, représentés par Me Guillaume-Matime, demandent au juge des référés de condamner la collectivité de Saint-Martin, à leur verser, à titre provisionnel, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) la somme de 20 000 euros, au titre des factures impayées des loyers échus pour la période 2021-2024 ;

2°) de mettre à la charge de la collectivité de Saint-Martin une somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le contrat de location fait foi ;

- un recours administratif préalable a été adressé à la collectivité de Saint-Martin ;

- l'existence et le quantum de la dette due par la collectivité de Saint-Martin sont incontestablement établis ;

- il n'y a aucune contestation sur le fait que la collectivité de Saint-Martin reste redevable de la somme de 20 000 euros.

La requête a été communiquée à la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin qui n'a pas produit d'observation en défense malgré une mise en demeure adressée, en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative le 16 septembre 2024.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de provision :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude.

2. M. A B et Mme C B ont signé un premier contrat de bail avec la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin pour la location d'un terrain, pour la période du 1er mars 2020 au 28 février 2022, pour un loyer de 6 000 euros par an, puis ont signé avec cette même collectivité un second contrat relatif au même bien mais pour un loyer de 7 000 euros par an, pour la période du 1er mars 2022 au 28 février 2024. M. A B et Mme C B réclament le versement d'une provision de 20 000 euros pour le non-paiement des loyers des 36 derniers mois, soit une somme de 6 000 + 7 000 + 7 000 euros.

3. D'une part, le juge des référés peut être saisi dès lors qu'une des parties a engagé la procédure de recours préalable devant le Comité consultatif de règlement amiable des différends, sans attendre que celle-ci soit parvenue à son terme, ce qui est le cas en l'espèce.

4. D'autre part, il résulte de l'instruction, en l'absence de paiement du solde, que les requérants ont présenté plusieurs réclamations à la Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin. Or, en l'absence de paiement et de contestation sérieuse de la part de la Collectivité d'Outre-Mer de Saint-Martin, qui n'a pas produit de mémoire en défense en dépit de la mise en demeure de le faire datée du 16 septembre 2024, les requérants, qui produisent des pièces justificatives concluantes, sont fondés à demander la condamnation de cette dernière à leur verser la somme qu'ils réclament à titre de provision de 20 000 euros.

5. Il en résulte que la créance réclamée dont se prévalent les requérants n'est pas sérieusement contestable ni dans son existence, ni dans son montant au vu notamment des nombreuses pièces produites au dossier, y compris concernant les droits des requérants sur ce terrain.

Sur les frais exposés en cours d'instance :

6. Il y a lieu, au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative, de condamner la Collectivité de Saint-Martin à verser une somme de 1 500 euros à M. B et à Mme B.

O R D O N N E :

Article 1er : La Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin est condamnée à verser une provision de 20 000 euros à M. B et Mme B.

Article 2 : La Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin versera à M. B et à Mme B une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Mme C B et à la Collectivité d'outre-mer de Saint-Martin.

Copie en sera adressée au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin et à la Chambre Régionale des comptes de la Guadeloupe.

Fait à Basse-Terre le 21 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé :

S. GOUÈS

La République mande et ordonne au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

L'adjointe à la greffière en chef

Signé

A. CETOL

Décisions similaires

TA83Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301720

01/07/2026

TA77Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517965

01/07/2026

TA77Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209847

01/07/2026

TA77Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302791

01/07/2026

← Retour aux décisions