mardi 18 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2004501 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 10eme Chambre |
| Avocat requérant | XOUAL |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 juin 2020 et le 4 décembre 2024, Mme B A, représentée par Me Andreani, demande au tribunal : 1°) d'annuler l'arrêté n° DP 013 041 19 K0142 du 9 décembre 2019, par lequel le maire de la commune de Gardanne s'est opposé à la déclaration préalable concernant la réalisation d'une barrière autour d'une terrasse implantée sur une parcelle cadastrée section AY n° 98, à Gardanne ; 2°) de mettre à la charge de la commune de Gardanne le versement à son profit de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le tribunal administratif doit surseoir à statuer dans l'attente du jugement du tribunal judiciaire qui a été saisi d'une demande tendant à trancher la question de la propriété d'une partie du terrain d'assiette du projet, dont la résolution est un préalable nécessaire à la résolution du litige soumis au tribunal administratif ; - contrairement à ce qu'a retenu l'arrêté en litige la terrasse sur laquelle porte la demande d'autorisation n'appartient pas au domaine public. Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2025, la commune de Gardanne agissant par le maire en exercice, représenté par Me Xoual, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la requérante du versement à son profit de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'urbanisme - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Charbit, rapporteure, - les conclusions de M. Argoud, rapporteur public, - les observations de Me Tosi, pour Mme A, - les observations de Me Anselmino pour la commune de Gardanne. Considérant ce qui suit : Sur les conclusions à fin d'annulation : 1. Par l'arrêté n° DP 013 041 19 K0142 du 9 décembre 2019, le maire de la commune de Gardanne s'est opposé à la déclaration préalable concernant la réalisation d'une barrière autour d'une terrasse située devant l'habitation de la requérante, implantée sur une parcelle cadastrée section AY n° 98, à Gardanne, au motif que le terrain d'assiette du projet appartenait au domaine public. 2. Par un arrêt du 22 février 2024, la cour d'appel d'Aix en Provence, a rejeté le recours formé par Mme A, tendant à revendiquer la propriété du terrain d'assiette de la terrasse, au motif que la terrasse n'était pas incluse dans l'assiette de la parcelle cadastrée section AY n°98, dont l'intéressée avait acquis la propriété et que l'inclusion de la parcelle dans le domaine public routier de la commune faisait obstacle à l'invocation de la prescription acquisitive. 3. Il résulte de ce qui vient d'être dit, sans qu'il soit besoin de sursoir à statuer dans l'attente de la décision de la Cour de cassation sur le pourvoi formé à l'encontre de l'arrêt du 22 février 2024, que la requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que la commune de Gardanne a estimé que le terrain d'assiette du projet appartenait au domaine public. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées. Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Gardanne, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, verse sur leur fondement une quelconque somme à la requérante dont les conclusions doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par la commune sur le même fondement.D É C I D E : Article 1er : La requête de Mme A est rejetée. Article 2 : les conclusions présentées par la commune de Gardanne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Gardanne.Délibéré après l'audience du 24 février 2025, à laquelle siégeaient :M. Pecchioli, président,Mme Charbit, première conseillère,M. Juste, premier conseiller. Lu en audience publique, le 18 mars 2025. Le président,signéJ.-L. PecchioliLa rapporteure,signéC. CharbitLa greffière,signéS. Bouchut La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.Pour expédition,Pour la greffière en chef, La greffière, 2N° 2004501
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509986
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... A..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie également sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
24/03/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508607
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen sérieux ni erreur manifeste d'appréciation. Elle s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 613-1) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
24/03/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508600
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que la décision, prise par une autorité compétente, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il applique principalement les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
24/03/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310944
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un transfert pénitentiaire. Il juge que la décision, concernant un transfert entre établissements de même nature, constitue une mesure d'ordre intérieur, car elle ne porte pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale du détenu (article 8 de la CEDH). La requête est donc déclarée irrecevable.
24/03/2026