LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2101351

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2101351

mardi 20 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2101351
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation10eme Chambre
Avocat requérantCACHARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B... de deux requêtes, l'une contestant un arrêté interruptif de travaux et l'autre un refus de permis de construire modificatif émanant du maire de Saint-Chaffrey. En cours d'instance, le requérant a déposé un désistement pur et simple de son action. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I°) Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2101351, le 17 février 2021 et le 23 mai 2024, M. A... B..., représentée par Me Cachard demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté interruptif de travaux du maire de la commune de Saint-Chaffrey en date du 20 août 2020 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Chaffrey le versement à son profit de la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté n’a pas été précédé d’un procès-verbal constatant une infraction, en méconnaissance de l’article L. 480-4 du code de l’urbanisme ;
- la procédure contradictoire préalable est irrégulière dès lors qu’il n’a pas été informé de la nature de la mesure envisagée, et qu’il n’a pas été informé précisément des non-conformités qui étaient reprochées ;
- aucune infraction prévue à l’article L. 480-4 du code de l’urbanisme ne peut lui être reprochée.

Par des mémoires en défense, enregistré le 4 janvier 2022 et le 5 août 2024, le préfet des Hautes-Alpes conclut à titre principal au prononcé d’un non-lieu à statuer sur la requête et à titre subsidiaire au rejet.

Il soutient que :
la délivrance, le 24 novembre 2021, en cours d’instance d’un permis de construire modificatif de régularisation a pour effet d’abroger l’arrêté interruptif et prive d’objet les conclusions à fin d’annulation
les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par des mémoires, enregistrés le 20 mai 2022 et le 23 août 2024, la commune de Saint-Chaffrey, agissant par le maire en exercice, représenté par la Selarl APA&C conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant de la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire, en date du 5 août 2024, le préfet des Hautes-Alpes conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que la délivrance en cours d’instance d’un nouveau permis de construire a privé d’objet la requête.

Par un mémoire enregistré le 4 décembre 2025, M. B..., représenté par Me Cachard déclare se désister purement et simplement de son action.


II°) Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2106511, le 21 juillet 2021 et le 12 avril 2024, A... B..., représentée par Me Cachard demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté de refus de permis de construire modificatif du maire de la commune de Saint-Chaffrey du 29 janvier 2021, ainsi que la décision de rejet du recours gracieux ;

2°) d’enjoindre au maire de la commune de délivrer le permis de construire modificatif et, à défaut, de réexaminer la demande dans le délai de 30 jours à compter de la notification du jugement à intervenir

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Chaffrey le versement à son profit de la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- le permis de construire modificatif, n’apporte pas de modification substantielle au projet et ne constitue pas un nouveau projet nécessitant le dépôt d’une demande de nouveau permis de construire au lieu du dépôt d’une demande de permis de construire modificatif ;
- à titre subsidiaire, les motifs de refus du projet sont infondés.

Par des mémoires, enregistrés le 20 mai 2022, la commune de Saint-Chaffrey, agissant par le maire en exercice, représenté par la Selarl APA&C conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant de la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 4 décembre 2025, M. B..., représenté par Me Cachard déclare se désister purement et simplement de son action.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l’urbanisme
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Argoud rapporteur,
- les conclusions de Mme Pilidjian, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Sur la jonction :

1. Les requêtes n° 2101351 et n° 2106511 présentées pour M. B... au tribunal administratif présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur le désistement:

2. Le désistement d’action de M. B... dans les deux instances n° 2101351 et n° 2106511 est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par la commune de Saint-Chaffrey sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.






D É C I D E :







Article 1er : Il est donné acte du désistement d’action de M. B... dans les deux instances n° 2101351 et n° 2106511.
.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Chaffrey présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées dans les instances n° 2101351 et n° 2106511.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., à la commune de Saint-Chaffrey et au préfet des Hautes-Alpes.


Délibéré après l’audience du 15 décembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. Pecchioli, président,
M. Argoud, premier conseiller,
M. Juste, premier conseiller.


Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 janvier 2026.

Le président,


Signé


J.-L. PecchioliLe rapporteur,

Signé



J.-M. Argoud
La greffière,


Signé


S. Bouchut

La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière



Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions