LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2110976

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2110976

mercredi 19 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2110976
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantTARTANSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 17 décembre 2021 et le 13 février 2023, M. A B, représenté par Me Tartanson, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du recteur de l'académie d'Aix-Marseille du 4 novembre 2021 portant refus d'imputabilité au service de l'accident du 14 janvier 2021 ;

2°) d'enjoindre au recteur de l'académie d'Aix-Marseille de le placer en congé d'invalidé imputable au service à titre définitif et à plein traitement pour la période du 14 janvier 2021 jusqu'au 17 décembre 2021 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision en litige est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2022, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ridings, rapporteure,

- les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public,

- les observations de Me Moiroud-Besse, représentant M. B et celles de de M. C, représentant le recteur de l'académie d'Aix-Marseille.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, professeur de lycée professionnel en génie mécanique auprès du lycée Adam de Crapone à Salon-de-Provence, demande au tribunal l'annulation de la décision du 4 novembre 2021 par laquelle le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a rejeté sa demande d'imputabilité au service de l'accident du 14 janvier 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, applicable à la décision en litige refusant l'imputabilité au service de l'accident survenu le 14 janvier 2021 : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service ()/ II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service () ".

3. Constitue un accident de service, pour l'application des dispositions précitées, un événement survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il est résulté une lésion ou une affection physique ou psychologique, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci. Sauf à ce qu'il soit établi qu'il aurait donné lieu à un comportement ou à des propos excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, lequel peut conduire le supérieur hiérarchique à adresser aux agents des recommandations, remarques, reproches ou à prendre à leur encontre des mesures disciplinaires, un entretien, notamment d'évaluation, entre un agent et son supérieur hiérarchique, ne saurait être regardé comme un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, quels que soient les effets qu'il a pu produire sur l'agent.

4. Il ressort des pièces du dossier qu'au cours d'un entretien avec le proviseur du lycée, le 14 janvier 2021, M. B a eu un malaise et qu'à la suite de cet incident, il a été placé en arrêt de travail jusqu'au 13 décembre 2021 au motif " d'agression, menaces physiques de la part d'un élève, état de stress post-traumatique dans le bureau du proviseur, rabaissé et fragilisé par la vie scolaire ". L'intéressé soutient qu'alors qu'il exposait au proviseur la gravité du différend qu'il venait d'avoir avec l'un de ses élèves qu'il avait exclu de son cours, il a pensé que son supérieur hiérarchique ne souhaitait pas entendre ses explications et s'est senti accusé d'avoir eu un comportement inapproprié envers la vie scolaire auprès de laquelle il s'était étonné que l'élève exclu de son cours n'ait pas été mis sous surveillance. Expliquant avoir été profondément choqué de cette situation ressentie comme une injustice, le requérant a ressenti un choc psychologique extrêmement violent suivi d'un malaise. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment du rapport établi par le chef d'établissement le 8 février 2021, que le jour de l'incident, il s'est dirigé vers les services de la vie scolaire en haussant le ton d'une façon qui a paru disproportionnée aux membres du service de la vie scolaire, dont des assistants d'éducation et deux conseillères principales d'éducation ainsi qu'il ressort des rapports d'incident rédigés le 14 janvier 2021. Le rapport du proviseur précité mentionne, également, que les parents d'élèves et élèves de M. B ont fait part à l'administration et à de multiples reprises des manquements du professeur à ses obligations professionnelles. Si le requérant persiste à soutenir dans ses écritures qu'il a été agressé verbalement par l'élève qu'il avait précédemment exclu de son cours, qui l'aurait également menacé physiquement, il ne produit, pour en justifier, que des attestations de personnes qui admettent ne pas avoir assisté à la scène qu'elles décrivent et alors que ni le rapport précité du proviseur, ni le témoignage d'une professeure qui a assisté à la scène ne font mention des menaces telles que décrites par le requérant. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, il n'est pas établi que le malaise de M. B serait lié, de façon directe et certaine, au fait générateur qu'il invoque et que, partant, ce malaise trouverait son origine dans un accident de service. Le requérant ne peut à cet égard utilement se prévaloir du rapport d'expertise établi par son assureur, lequel se borne à reprendre ses propres déclarations et alors qu'au demeurant le rapport du 26 avril 2021 rédigé par l'expert désigné par l'administration a aussi précisé qu'il existait un état antérieur et que la commission de réforme a émis, le 19 octobre 2021, un avis défavorable à l'imputabilité au service de l'accident déclaré par M. B. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que le recteur de l'académie d'Aix-Marseille aurait entaché la décision contestée d'une erreur de fait et d'appréciation. Par suite, les conclusions d'annulation présentées par le requérant doivent être rejetées.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation de la décision du 4 novembre 2021 doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

6. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'implique aucune mesure d'injonction, de sorte que les conclusions à fin d'injonction présentées par M. B doivent également être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que demande le requérant sur ce fondement.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Copie pour information en sera adressée au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.

Délibéré après l'audience du 25 février 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Hogedez, présidente,

Mme Arniaud, première conseillère,

Mme Ridings, conseillère,

Assistées de M. Brémond, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mars 2025.

La rapporteure,

signé

M. Ridings

La présidente,

signé

I. Hogedez

Le greffier,

signé

A. Brémond

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

No 2110976

Décisions similaires

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.

08/04/2026

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439

La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302143

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.

08/04/2026

← Retour aux décisions