LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2201336

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2201336

mercredi 19 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2201336
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantMARECHAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 février 2022, Mme B A, représentée par Me Marechal, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le recteur de l'académie d'Aix-Marseille lui a refusé le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire ;

2°) d'enjoindre à l'administration de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire de 20 points au titre des années scolaires 2017-2018, 2018-2019, 2019-2020, 2020-2021 et de lui verser la rémunération et les droits à la retraite afférents, dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision implicite n'est pas motivée ;

- elle est entachée d'erreur de droit au regard de l'article 1er du décret du 6 décembre 1991, et d'erreur de faits, dès lors qu'elle exerce dans un établissement accueillant plus de dix élèves lourdement handicapés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2024, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens présentés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 91-1229 du 6 décembre 1991 ;

- l'arrêté du 30 mai 1997 modifiant l'arrêté du 6 décembre 1991 modifié fixant les conditions d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire dans les services du ministère de l'éducation nationale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Arniaud,

- les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public,

- et les observations de M. C, représentant le recteur de l'académie d'Aix-Marseille.

Considérant ce qui suit :

1. Par courrier du 2 janvier 2021, reçu par le rectorat d'Aix-Marseille le

14 janvier 2021, Mme A a sollicité le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler la décision implicite de refus née du silence gardé par l'administration sur cette demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le cadre du litige :

2. Par courrier du 2 janvier 2021, ayant pour objet " demande de la NBI handicap ", Mme A a sollicité de l'administration l'obtention de la nouvelle bonification indiciaire " handicap ". Compte tenu de la formulation de ce courrier, et à défaut de tout autre élément relatif à la période pour laquelle Mme A a présenté cette demande, cette dernière doit être regardée comme portant sur l'année scolaire en cours, à savoir l'année 2020-2021. Par suite, la décision implicite attaquée doit elle-même être regardée comme refusant le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire pour la seule année scolaire 2020-2021.

En ce qui concerne la légalité de la décision implicite de refus :

3. En premier lieu, le moyen tiré de l'absence de motivation est inopérant à l'encontre d'une décision implicite de rejet d'une demande.

4. En second lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 6 décembre 1991 instituant la nouvelle bonification indiciaire dans les services du ministère de l'éducation nationale : " Une nouvelle bonification indiciaire, prise en compte et soumise à cotisation pour le calcul de la pension de retraite, peut être versée mensuellement, dans la limite des crédits disponibles, aux fonctionnaires du ministère de l'éducation nationale exerçant une des fonctions figurant en annexe au présent décret ". Selon l'article 2 de ce même décret : " La perception de la nouvelle bonification indiciaire est liée à l'exercice des fonctions y ouvrant droit ". L'annexe au décret mentionne l'emploi d' " infirmier des établissements régionaux d'enseignement adapté, des écoles régionales du 1er degré et des établissements accueillant des élèves lourdement handicapés " et mentionne en niveau de responsabilité : " B ".

5. Il résulte de ces dispositions que le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire est ouvert aux infirmiers exerçant effectivement leurs fonctions au sein d'un établissement accueillant des élèves lourdement handicapés.

6. Mme A fait valoir que le collège où elle exerçait durant l'année scolaire 2020-2021 accueillait de nombreux élèves en situation de handicap, en particulier en classe ULIS, et transmet à cet égard de nombreux dossiers de la maison départementale des personnes handicapées concernant ces élèves. Elle décrit également les tâches qui lui incombent en tant qu'infirmière au sein de ce collège, compte tenu du lourd handicap de ces élèves. Par ailleurs, il ressort des écritures en défense que Mme A s'est vu attribuer, pour les années scolaires suivants celle de 2020-2021, la nouvelle bonification indiciaire compte tenu de la présence au collège d'élèves présentant un handicap lourd, sans que le rectorat ne fasse état en défense d'un changement de circonstances à partir de l'année scolaire 2021-2022. Dans ces conditions, compte tenu des éléments apportés dans le cadre de la présente instance par Mme A, et alors que le recteur en défense n'apporte pas d'éléments permettant de contester la lourdeur du handicap des élèves présents lors de l'année scolaire 2020-2021, dont il est pourtant le seul à pouvoir faire état, la requérante est fondée à soutenir qu'elle exerçait effectivement des fonctions au sein d'un établissement accueillant des élèves lourdement handicapés et que, par suite, la décision lui refusant la NBI pour l'année 2020-2021 méconnaît les dispositions mentionnées au point 4 du présent jugement.

7. Il résulte de ce qui précède que la décision implicite attaquée portant refus à

Mme A de la nouvelle bonification indiciaire pour l'année scolaire 2020-2021 doit être annulée.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

8. Dès lors que, comme il a été dit au point 2 du présent jugement, la décision attaquée ne porte que sur l'année 2020-2021, il n'y a pas lieu d'enjoindre à l'administration d'accorder à Mme A la nouvelle bonification indiciaire au titre des années scolaires 2017-2018, 2018-2019 et 2019-2020. Il y a lieu, en revanche, compte tenu du motif d'annulation retenu par le présent jugement, d'enjoindre à l'administration de lui accorder cette bonification pour l'année scolaire 2020-2021 avec toute conséquence de droit sur sa rémunération, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposé par Mme A et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La décision implicite du recteur de l'académie d'Aix-Marseille portant refus de la nouvelle bonification indiciaire à Mme A pour l'année scolaire 2020-2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au recteur de l'académie d'Aix-Marseille d'accorder à

Mme A le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire pour l'année scolaire 2020-2021, avec toute conséquence de droit sur sa rémunération, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Copie en sera adressée pour information au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.

Délibéré après l'audience du 25 février 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Hogedez, présidente,

Mme Arniaud, première conseillère,

Mme Ridings, conseillère,

Assistées de M. Brémond, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mars 2025.

La rapporteure,

signé

C. Arniaud

La présidente,

signé

I. Hogedez

Le greffier,

signé

A. Brémond

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

Décisions similaires

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.

08/04/2026

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439

La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302143

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.

08/04/2026

← Retour aux décisions