LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2207851

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2207851

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2207851
TypeDécision
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLARIDAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête conjointe enregistrée le 20 septembre 2022, le centre communal d'action sociale (CCAS) d'Allauch, représenté par Me Laridan, et M. A B, représenté par Me Guin, demandent au tribunal d'homologuer le protocole d'accord qu'ils ont signé à l'issue d'une médiation.

Ils soutiennent que :

- l'accord, qui n'a pas le caractère d'une transaction au sens de l'article 2044 du code civil, ne porte atteinte à aucun droit dont les parties n'auraient pas la libre disposition ;

- l'accord ne contrevient pas à l'ordre public et ne constitue pas pour le CCAS d'Allauch une libéralité ;

- M. B se désistera des trois recours qu'il a introduits dans les trente jours suivant l'homologation de l'accord.

Vu :

- l'accord de médiation conclu le 1er septembre 2022 entre M. B et le CCAS d'Allauch ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- et les conclusions de M. Ouillon, rapporteur public,

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, fonctionnaire territorial employé par le centre communal d'action social (CCAS) d'Allauch, a introduit devant le tribunal administratif de Marseille trois recours contentieux enregistrés sous les numéros 1808612, 2103779 et 2103784, dirigés contre le CCAS d'Allauch, et tendant à la réparation de préjudices résultant de l'absence de versement de diverses indemnités ainsi que du préjudice subi en raison de faits de harcèlement. Par trois ordonnances du 19 novembre 2021, la vice-présidente du tribunal, après avoir recueilli l'accord des parties, a ordonné une médiation, par application de l'article L. 213-7 du code de justice administrative, pour tenter de parvenir à un accord entre celles-ci pour mettre fin aux litiges. La médiation ordonnée a permis aux parties de parvenir à un accord de médiation signé le 1er septembre 2022. Aux termes de cet accord, les parties ont convenu d'en subordonner la prise d'effet à son homologation par le tribunal, et forment une requête conjointe à cette fin.

2. Aux termes de l'article L. 213-1 du code de justice administrative : " La médiation régie par le présent chapitre s'entend de tout processus structuré, quelle qu'en soit la dénomination, par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord en vue de la résolution amiable de leurs différends, avec l'aide d'un tiers, le médiateur, choisi par elles ou désigné, avec leur accord, par la juridiction ". Aux termes de l'article L. 213-3 du même code : " L'accord auquel parviennent les parties ne peut porter atteinte à des droits dont elles n'ont pas la libre disposition ". Aux termes de l'article L. 213-4 du même code : " Saisie de conclusions en ce sens, la juridiction peut, dans tous les cas où un processus de médiation a été engagé en application du présent chapitre, homologuer et donner force exécutoire à l'accord issu de la médiation ".

3. Les parties ayant conclu un accord de médiation peuvent, en application de l'article L. 213-4 du code de justice administrative, demander l'homologation de cet accord au juge. Il appartient alors au tribunal de vérifier que les parties consentent effectivement à l'accord, que l'objet de celui-ci est licite, qu'il ne porte pas atteinte à des droits dont les parties n'ont pas la libre disposition, qu'il ne constitue pas de la part de la collectivité publique une libéralité et ne méconnaît pas d'autres règles d'ordre public.

4. En l'espèce, l'accord de médiation conclu entre les parties le 1er septembre 2022 pour mettre fin aux litiges portés devant la juridiction prend acte de l'avancement de grade accordé à M. B par arrêté du président du CCAS d'Allauch du 12 mai 2022 et fixe le montant de la réparation des préjudices subis par M. B durant la période de 2015 à janvier 2021 à la somme de 12 000 euros. M. B a accepté la proposition d'indemnisation du CCAS à hauteur de cette somme. L'accord a été régulièrement signé, n'a pas un objet illicite, ne porte pas atteinte à des droits dont les parties n'ont pas la libre disposition, ne constitue pas de la part du CCAS d'Allauch une libéralité et ne méconnaît pas d'autres règles d'ordre public. Dans ces conditions, rien ne s'oppose à son homologation.

D E C I D E :

Article 1er : L'accord de médiation conclu le 1er septembre 2022 entre M. B et le centre communal d'action sociale d'Allauch est homologué.

Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre communal d'action sociale d'Allauch.

Copie en sera adressée à l'association Aix Médiation.

Délibéré après l'audience du 19 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Hameline, présidente,

Mme Felmy, première conseillère,

Mme Hétier-Noël, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2022.

La présidente-rapporteure,

signé

M-L. CL'assesseure la plus ancienne,

signé

E. Felmy

La greffière,

signé

B. Marquet

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512959

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté est régulier, suffisamment motivé et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la carte de séjour sollicitée est soumise à des conditions spécifiques, notamment le maintien de la résidence habituelle hors de France, prévues à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'autres dispositions du CESEDA sont également écartés.

02/04/2026

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513014

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Isère, considérant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée sous deux mois.

02/04/2026

TA38Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200418

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.

02/04/2026

TA38Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203658

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société DNB Promotion, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire et l'injonction de le délivrer. La juridiction a jugé recevable le recours mais a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier agissant en vertu d'une délégation régulière. L'examen des autres moyens, notamment ceux relatifs aux conditions d'accès au projet (article 8.1 du PLUi) et à la voirie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme), n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.

02/04/2026

← Retour aux décisions