LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2303859

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2303859

vendredi 5 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2303859
TypeOrdonnance
Avocat requérantPELGRIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par une fonctionnaire contestant la décision du maire de Marseille de la placer en congé de maladie à demi-traitement, puis à plein traitement, demandant la reconnaissance de son arrêt de travail comme imputable au service. En cours d'instance, la commune a annulé la décision litigieuse par un arrêté du 11 juin 2024, plaçant rétroactivement l’agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il condamne la commune de Marseille à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

La présidente de la 8ème chambreVu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 24 avril 2023 et le 4 février 2025, Mme B... A..., représentée par Me Pelgrin, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 23 février 2023 par laquelle le maire de la commune de Marseille l’a placée en position de congé de maladie à demi-traitement du 25 décembre 2022 au 31 janvier 2023 inclus puis à plein traitement à compter du 1er février 2023, date de sa reprise de fonctions dans le service ;

2°) d’enjoindre à la commune de Marseille de procéder à la régularisation de son plein traitement en la maintenant en position d’arrêt de travail imputable au service à compter du 19 octobre 2021 et ce jusqu’à sa reprise ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 7 janvier 2025, la commune de Marseille conclut au non-lieu à statuer sur la requête.


Par une ordonnance du 5 février 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 5 mars 2025 à 12h00.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que par un arrêté du 11 juin 2024, postérieur à l’introduction de la requête et devenu définitif, le maire de la commune de Marseille a « annulé » la décision litigieuse, cet arrêté visant la circonstance que Mme A... a été placée en position de congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) à compter du 26 septembre 2022. Par conséquent, Mme A... ayant été placée dans cette position pour l’ensemble de la période allant du 19 octobre 2021 au 18 novembre 2024, elle doit être regardée comme ayant obtenu satisfaction en cours d’instance et les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête sont devenues sans objet.

Sur les frais liés au litige :

3. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent et le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation ».

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Marseille, partie perdante dans la présente instance, une somme de 1 500 euros à verser à Mme A....




O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de Mme A....

Article 2 : La commune de Marseille versera à Mme A... une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la commune de Marseille.



Fait à Marseille, le 5 décembre 2025.



La présidente de la 8ème chambre,


Signé


E. Felmy



La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière

← Retour aux décisions