Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait d’enjoindre au préfet des Hautes-Alpes de lui proposer une date d’examen par la commission médicale des permis de conduire plus proche que celle déjà fixée. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de la décision administrative du 28 novembre 2025 fixant un rendez-vous au 9 mars 2026, ce qui est contraire aux conditions posées par l’article L. 521-3. La solution retenue est le rejet de la requête pour ce motif.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2025, M. A... C..., demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet des Hautes-Alpes de lui proposer une date d’examen par la commission médicale des permis de conduire dans les meilleurs délais.
Il soutient que :
- l’urgence de la situation est établie ;
- la mesure demandée est utile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. B... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article L. 511-1 du même code : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. » ; aux termes de l’article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1.». Le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, peut prescrire en cas d’urgence, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures, autres que celles régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code, notamment sous forme d’injonctions adressées tant à des personnes privées que, le cas échéant, à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, et sous réserve qu’elles ne fassent pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
2. Il résulte de l’instruction que par une décision du 28 novembre 2025, le préfet des Hautes-Alpes a proposé au requérant un rendez-vous devant la commission médicale des permis de conduire, le lundi 9 mars 2026. La mesure demandée, tendant à ce que le juge des référés ordonne au préfet des Hautes-Alpes de proposer un rendez-vous à une date plus proche que celle fixée par la décision du 28 novembre 2025, fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. Les conclusions à fin d’injonction tendant à la communication de la délibération susmentionnée doivent être rejetées pour ce motif.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Fait à Marseille, le 8 décembre 2025
Le juge des référés,
Signé
Jean-Marie B...
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,