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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2601446

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2601446

jeudi 2 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2601446
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône concernant le renouvellement de la carte de séjour de Mme A..., une ressortissante sénégalaise mariée à un Français. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit, car il était établi que l'intéressée continuait de remplir les conditions légales, notamment celles prévues à l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le renouvellement de son titre de séjour au titre de la vie privée et familiale était donc justifié.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2026, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision implicite du 1er août 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour.

Elle soutient qu’elle est mariée à un ressortissant français et que leur enfant est français.

La requête a été communiquée au préfet des Bouches-du-Rhône qui n’a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Le rapport de M. Gonneau a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


Mme A..., ressortissante sénégalaise, a présenté le 1er avril 2025 une demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de français. En l’absence de réponse de l’administration, Mme A... demande l’annulation de la décision implicite du 1er août 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande.

Aux termes de l’article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « À l'exception de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " salarié détaché ICT ", prévue à l'article L. 421-26, et de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise ", prévue à l'article L. 422-10, qui ne sont pas renouvelables, le renouvellement de la carte de séjour temporaire ou pluriannuelle est subordonné à la preuve par le ressortissant étranger qu'il continue de remplir les conditions requises pour la délivrance de cette carte (…) ». Aux termes de l’article L. 423-1 du même code : « L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ».

Il n’est pas contesté par le préfet des Bouches-du-Rhône que Mme A... continue de remplir les conditions requises par les dispositions de l’article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la décision en litige est entachée d’une erreur de droit et doit être annulée.




D É C I D E :


Article 1er : La décision implicite du 1er août 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A... est annulée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A....



Délibéré après l’audience du 11 mars 2026, à laquelle siégeaient :

M. Gonneau, président,
Mme Devictor, première conseillère
Mme Delzangles, première conseillère.

Rendu public par mis à disposition au greffe le 2 avril 2026.


Le président - rapporteur,

Signé


P-Y. GonneauL’assesseure la plus ancienne,

Signé


É. Devictor

La greffière,

Signé


N. Faure


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



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