Sujet principal : Demande de mesures d'urgence (référé) pour obtenir la communication de documents et le paiement de sommes dues suite à une fin de contrat de travail avec le département des Bouches-du-Rhône.
Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés).
Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que la transmission des documents principaux (attestation employeur et solde de tout compte) ayant déjà été effectuée, la demande n'est plus utile. Pour les autres documents demandés, la requérante n'a pas démontré l'urgence ni l'utilité de la mesure.
Textes appliqués : Articles L. 521-3, L. 511-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions du référé (urgence, caractère utile et provisoire des mesures).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 mars 2026, Mme B... C... demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de lui transmettre l’attestation employeur destinée à France Travail, de lui verser les sommes dues au titre de la fin de contrat, la communication des éléments ayant conduit à mon placement en demi-traitement puis sans traitement.
Elle soutient que :
- l’urgence de la situation est établie ;
- la mesure est utile. ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2026, le département des Bouches-du-Rhône, agissant par la présidente en exercice, conclut à ce qu’il soit prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de communication de l’attestation de fin de contrat et au rejet des autres conclusions.
Il soutient que l’attestation a été délivrée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative aux fins d’injonction sous astreinte :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative » ; aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais » ; aux termes de l’article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1.» ;
2. Il résulte de l’instruction que par un courriel du 10 mars 2026, le département des Bouches-du-Rhône a transmis à la requérante une attestation employeur et le solde de tout compte établi à la même date. Par suite, à la date de la présente ordonnance la demande tendant à ce qu’il soit enjoint au département de communiquer ces documents et de verser les sommes dues au titre de la fin du contrat ne présente plus de caractère utile. Les conclusions à fin d’injonction présentées à ces fins ne peuvent dès lors qu’être rejetées.
3. La requérante n’apporte aucun élément de nature à justifier ni de l’urgence ni de l’utilité pour elle à obtenir la communication des éléments ayant conduit à son placement en demi-traitement puis sans traitement. Les conclusions tendant à la communication de ces éléments doivent également être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et au département des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 7 avril 2026
Le juge des référés,
Signé
Jean-Marie A...
La République mande et ordonne au Préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/La greffière en chef,
La greffière,