LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2202174

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2202174

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2202174
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., assistant familial, qui demandait le paiement de jours de congés payés non pris pour les années 2020 à 2022 et l'annulation d'un trop-perçu. Le tribunal a considéré que le requérant n'avait pas démontré avoir été empêché par son employeur, le département de la Manche, de prendre ses congés, ni avoir sollicité en vain leur prise effective. En application des articles L. 423-33 et L. 423-6 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que du règlement départemental, le droit à indemnisation des congés non pris est subordonné à une demande préalable de l'agent, ce qui n'était pas établi en l'espèce. La demande de M. B... a donc été rejetée comme non fondée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 septembre 2022 et le 1er décembre 2023, M. C... B... demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de prononcer l’annulation du solde réclamé par la Trésorerie de la Manche et de le recalculer en fonction de la prise en compte du paiement de ses congés payés dus, soit 49,95 jours, au titre des années 2020, 2021 et 2022.

M. B... soutient qu’ayant été en charge de l’accueil d’une enfant à partir de novembre 2020 jusqu’au 18 juillet 2022 en co-titularité avec une autre assistante familiale employée par le conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, sans avoir pu prendre la totalité de ses congés annuels, il a droit au paiement de congés payés annuels non pris au titre des années 2020 à 2022.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 janvier 2023, le président du département de la Manche conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable car elle ne satisfait pas aux exigences des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative ;
- le moyen de la requête n’est pas fondé.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Absolon,
- les conclusions de M. Blondel, rapporteur public,
- et les observations de Mme D..., représentante du département de la Manche.


Considérant ce qui suit :

M. C... B..., assistant familial, a été recruté le 1er octobre 2020 par le département de la Manche afin d’accueillir à son domicile, selon le principe de co-titularité, une enfant placée auprès du service de l’aide sociale à l’enfance. Par un courrier du 19 avril 2022, M. B... a sollicité le président du conseil départemental de la Manche afin d’obtenir le paiement de 30,83 jours de congés payés qu’il estime lui être dû au titre des années 2020 et 2021. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l’administration. Par la présente requête, M. B... doit être regardé comme demandant l’annulation de cette décision implicite de rejet, le versement des indemnités pour congés payés au titre des années 2020, 2021 et 2022 et l’annulation, par compensation, de la somme de 564,13 euros qui lui est réclamée par la trésorerie de la Manche au titre d’un trop-perçu de rémunération.

D’une part, aux termes de l’article L. 423-33 du code de l’action sociale et des familles, applicable aux assistants familiaux employés par des personnes morales de droit public en vertu de l’article L. 422-1 du même code : « Les assistants familiaux ne peuvent se séparer des mineurs qui leur sont confiés pendant les repos hebdomadaires ou mensuels, jours fériés, congés annuels, congés d'adoption ou congés de formation ou congés pour événements familiaux sans l'accord préalable de leur employeur. / La décision de celui-ci est fondée sur la situation de chaque enfant, en fonction, notamment, de ses besoins psychologiques et affectifs et des possibilités de remise à sa famille naturelle. Elle tient compte aussi des souhaits de la famille d'accueil. / Toutefois, sous réserve de l'intérêt de l'enfant, l'employeur doit autoriser l'assistant familial qui en a effectué la demande écrite à se séparer simultanément de tous les enfants accueillis pendant une durée minimale de jours de congés annuels et une durée minimale de jours à répartir sur l'année, définies par décret. / L'employeur qui a autorisé l'assistant familial à se séparer de tous les enfants accueillis pour la durée de ses congés payés ou, le cas échéant, du repos mensuel dont il peut bénéficier au titre de l'article L. 423-33-1 organise les modalités de placement de ces enfants en leur garantissant un accueil temporaire de qualité pour permettre à l'assistant familial chez qui ils sont habituellement placés de faire valoir ses droits (…) ». Aux termes de l’article L. 423-6 du même code : « Les assistants maternels et les assistants familiaux perçoivent une indemnité représentative du congé annuel payé qui est égale au dixième du total formé par la rémunération reçue en application des articles L. 423-13, L. 423-19, L. 423-20 et L. 423-30 et par l'indemnité de congé payé de l'année précédente. ».

D’autre part, le règlement départemental relatif à la gestion des congés et absences des assistants familiaux employés au titre de la protection de l’enfance du département de la Manche, approuvé par délibération de la commission permanente le 9 février 2017 dispose que « les assistants familiaux salariés du conseil départemental de la Manche, qui exercent leur activité au titre de la protection de l’enfance et dans le cadre d’un accueil continu, bénéficient de congés annuels d’une durée égale à 5 fois l’obligation hebdomadaire, au prorata de la durée de service accompli sur l’année, soit 35 jours annuels, 5 semaines de 7 jours calendaires ». Il précise en outre que « le congé est la période durant laquelle l’assistant familial n’a plus aucun enfant accueilli (confié par le service ase) à sa charge » au titre de l’un des trois types de congés annuels en vigueur au sein de la collectivité, soit le « congé annuel » à la demande de l’assistant familial, à poser y compris sur des temps de week-end, le « congé pour absence complète d’enfant accueilli physiquement au domicile de l’assistant familial et pour une durée supérieure à deux jours » et le « congé annuel d’office » à l’initiative de l’employeur. Il dispose enfin que « les congés pour absence complète d’enfant accueilli physiquement au domicile de l’assistant familial ne sont comptabilisés comme congés que dans la mesure où le cumul des congés annuel additionné le cas échéant des congés annuels d’office ne dépasserait pas le droit annuel à congé de l’assistant familial (maxi 35 jours) ou le droit annuel à congés acquis si inférieur. / Ce calcul est effectué en fin d’année N et participe du calcul de l’indemnité représentative de congés payés versée en année N+1 ». Il résulte de l’ensemble de ces dispositions que les assistants familiaux employés par le département de la Manche ne peuvent bénéficier de l’indemnité représentative du congé annuel payé prévue par l’article L. 423-6 du code de l'action sociale et des familles que si le calcul cumulé des jours de congés dont ils bénéficient au titre de l’un des trois types de congés annuels énumérés précédemment n’excède pas 35 jours annuels, au prorata de la durée de service accompli sur l’année.

Il résulte de l’instruction, d’une part, que si M. B..., qui a exercé l’activité d’assistant familial du 1er octobre 2020 au 17 juin 2022, n’a pris aucun congé annuel à sa demande au cours des mois de novembre et décembre 2020, il a bénéficié de seize jours de congés pour absence complète d’enfant accueilli physiquement et que s’il n’a pris que dix jours de congés annuels à sa demande en 2021, il a bénéficié de 106 jours de congés pour absence complète d’enfant accueilli physiquement. D’autre part, le requérant, qui présente pour la première fois dans sa requête une demande de versement d’une indemnité pour congés annuels au titre de l’année 2022, ne produit aucune pièce permettant de déterminer les jours d’activité et de congés et de justifier de la sorte ses prétentions au titre de cette année. Par suite, il n’est pas fondé à soutenir qu’il aurait dû bénéficier de l’indemnité prévue par l’article L. 423-6 du code de l'action sociale et des familles et ses demandes à ce titre ne peuvent, par suite, qu’être rejetées.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet de la demande du 19 avril 2022 de M. B... doivent être rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C... B... et au président du département de la Manche.


Délibéré après l'audience du 12 novembre 2025 à laquelle siégeaient :
- Mme Renault, présidente,
- Mme Absolon, première conseillère,
- M. Pringault, conseiller.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 janvier 2026.


La rapporteure,
Signé
C. ABSOLON
La présidente,
Signé
Th. RENAULT


La greffière,


Signé

M. A...


La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,



M. A...



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions