vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2301829 |
| Type | Décision |
| Recours | Appréciation de légalité |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juillet 2023, la société Le Grignot, représentée par Me Desmonts, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 décembre 2022 par lequel le maire de Honfleur lui a délivré une autorisation d'occupation du domaine public pour deux terrasses, ensemble la décision de rejet implicite de son recours gracieux exercé le 13 mars 2023 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Honfleur de réexaminer sa demande d'autorisation d'occupation du domaine public ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Honfleur une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'arrêté du 15 mars 2017 par lequel le maire de Honfleur a règlementé les installations sur le domaine public des terrasses, étalages et mobiliers amovibles à usage commercial, dès lors que l'autorisation qui lui a été accordée porte sur une superficie inférieure à celle pouvant l'être en vertu des dispositions de l'arrêté du 15 mars 2017.
La requête a été communiquée à la commune de Honfleur qui n'a pas produit de mémoire.
La requête a été communiquée à la société Cro'k Coco qui n'a pas produit de mémoire.
Par une ordonnance du 12 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais ;
- les conclusions de M. A ;
- et les observations de Me Desmonts, avocat de la société Le Grignot.
Considérant ce qui suit :
1. La société Le Grignot, qui exploite un fonds de commerce de restauration, a demandé, par courrier du 9 mars 2022, une autorisation d'occupation du domaine public. Par arrêté du 7 décembre 2022, le maire de Honfleur lui a délivré une autorisation d'occupation du domaine public pour l'installation d'une terrasse " trottoir " d'une superficie de 3,30 m² pour la période comprise entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2023 inclus et d'une terrasse complémentaire sur la chaussée d'une superficie de 9,24 m² pour la période comprise entre le 2 avril et le 3 octobre 2022. Le 13 mars 2023, la société Le Grignot a saisi la commune de Honfleur d'un recours gracieux contre cette autorisation d'occupation du domaine public, auquel la commune n'a pas répondu. Par la présente requête, elle demande l'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2022 et du rejet de son recours gracieux.
2. Si la société requérante soutient que la superficie qu'elle a été autorisée à occuper est inférieure à la superficie maximale pouvant l'être en vertu des dispositions de l'arrêté municipal n° 2017-72 du 15 mars 2017 concernant la règlementation sur le territoire de la commune de Honfleur des installations sur le domaine public des terrasses et mobiliers amovibles à usage commercial, cette circonstance n'est pas de nature à révéler une méconnaissance de ces mêmes dispositions.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de la société Le Grignot doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de société Le Grignot est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Le Grignot, à la commune de Honfleur et à la société Cro'k Coco
Délibéré après l'audience du 14 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
A. MARCHANDLa greffière,
Signé
A. D'OLIF
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400190
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.
08/04/2026