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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2400831

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2400831

vendredi 7 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2400831
TypeDécision
PublicationD
FormationAutres délais-Etrangers-3
Avocat requérantLAUNOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 mars 2024, M. F C, représenté par Me Launois, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 29 février 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à la date de lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à sa date de notification ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire :

- le préfet doit justifier de la compétence de l'auteure de cette décision ;

- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;

- elle est disproportionnée quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision interdisant le retour sur le territoire pour une durée d'un an :

- elle doit être annulée en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision déterminant le pays de retour ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- prononcée de manière automatique sa situation personnelle n'a pas été suffisamment prise en compte ;

- elle est prise en violation des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 12 avril 2024 et 30 avril 2024, le préfet du Calvados conclut à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à une minoration des frais liés au litige.

Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.

M. C a obtenu l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2024.

Vu :

- l'arrêté attaqué ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Par décision en date du 2 janvier 2024, la présidente du tribunal a désigné M. E conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- les observations de Me Launois, représentant M. C, qui conclut, par les mêmes moyens, aux mêmes fins en présentant des conclusions complémentaires tendant à enjoindre au préfet qu'il lui délivre un titre de séjour " vie privée et familiale " sous astreinte de cent euros par jour de retard dans l'hypothèse où l'arrêté serait annulé au fond ou que l'autorité préfectorale réexamine sa situation dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard dans l'hypothèse où l'arrêté serait annulé pour un motif de légalité externe,

- et les observations de Mme A qui réaffirme la nécessité d'avoir M. C en permanence à ses côtés pour l'aider dans les tâches quotidiennes et permettre son maintien à domicile en dépit de son âge avancé.

Le préfet du Calvados n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Des pièces produites pour M. C le 6 mai 2024 n'ont pas été communiquées.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant mongol né en 1971, est entré en France le 25 avril 2023. Par une décision du 7 septembre 2023, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté sa demande d'asile, rejet porté en appel devant la Cour nationale du droit d'asile. Par l'arrêté contesté du 29 février 2024, le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour en France pour une durée d'un an.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. M. C a obtenu l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :

3. En premier lieu, par un arrêté du 4 octobre 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2023-243 du même jour et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à Mme D B, adjointe au chef du bureau de l'asile et de l'éloignement, à l'effet notamment de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions de ce bureau, à l'exception de certains actes dont ne fait pas partie la décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision en litige doit, par suite, être écarté.

4. En deuxième lieu, M. C soutient que la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, il ressort des dispositions des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Par suite, le moyen est inopérant et doit être écarté. En tout état de cause, la décision portant obligation de quitter le territoire vise les textes dont elle fait application, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les articles pertinents du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle énonce également les considérations de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé, en mentionnant des précisions sur la situation personnelle de l'intéressé, elle mentionne notamment la décision de rejet de la demande d'asile de M. C par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

5. En troisième lieu, il ne ressort ni des mentions de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet du Calvados n'aurait pas procédé à un examen particulier et approfondi de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen complet de la situation personnelle de M. C doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

7. M. C se prévaut de ce qu'il assiste Mme A, qui l'héberge, dans son quotidien au regard de son âge avancé et qu'il craint pour sa vie et sa sécurité en cas de retour en Mongolie en raison de son orientation sexuelle. Toutefois, le requérant n'établit pas que l'assistance quotidienne qu'il apporte à Mme A ne pourrait pas être prodiguée par une tierce personne. Par ailleurs, M. C n'est présent sur le territoire français que depuis dix mois à la date de la décision attaquée alors qu'il a vécu jusqu'à l'âge de 52 ans dans son pays d'origine où vivent son épouse et ses deux fils. En outre, le requérant, dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA ne démontre pas la réalité des menaces auxquelles il serait personnellement exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, et eu égard notamment tant à la durée qu'aux conditions de séjour en France de l'intéressé, l'arrêté attaqué n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. C.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

8. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination vise les dispositions applicables, précise la nationalité de M. C et que ce dernier, dont la demande d'asile a été rejetée, n'établit pas que sa vie ou sa liberté seraient menacées ou qu'il serait exposé à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Elle est, par suite, suffisamment motivée.

9. En deuxième lieu, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de retour ne peut qu'être écartée.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Et selon le dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

11. M. C soutient qu'en cas de retour dans son pays d'origine, il sera exposé à un risque de subir des traitements inhumains et dégradants. S'il allègue des risques de persécution en raison de son orientation sexuelle, il ne produit toutefois aucun élément probant permettant de tenir pour établies l'existence des menaces personnelles auxquelles il serait exposé s'il retournait en Mongolie, alors que, par ailleurs, l'OFPRA a rejeté sa demande d'asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

12. En quatrième et dernier lieu, pour les motifs exposés au point précédent, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.

14. En deuxième lieu, la décision en litige vise les textes qui la fondent, notamment les articles L. 612-8 et L. 612-10 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique les éléments de la situation personnelle de l'intéressé qui ont été pris en considération, notamment, sa durée de présence sur le territoire français, la circonstance qu'il ne justifie pas avoir de liens personnels et familiaux en France. Enfin, il est mentionné que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Cette motivation atteste de la prise en compte par le préfet de l'ensemble des critères prévus par les dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.

15. En troisième lieu, si M. C soutient que la décision attaquée a été prise de façon automatique, il n'apporte aucune précision à l'appui de cette allégation. En tout état de cause, il ressort des mentions de cette décision que le préfet du Calvados s'est livré à un examen particulier de la situation du requérant. Ce moyen doit donc être écarté.

16. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Et selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction prévue à l'article L. 612-11 ".

17. Il ressort de la motivation même de l'arrêté du 29 février 2024 que le préfet du Calvados a bien pris en considération la durée de présence de M. C sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le requérant ne dispose pas de lien personnel ou familial stable et intense sur le territoire français et qu'il n'y justifie que d'une présence de dix mois à la date de la décision attaquée. Par conséquent, et bien que M. C n'ait jamais fait l'objet de mesures d'éloignement et ne présente pas une menace pour l'ordre public, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que la décision du préfet lui interdisant le retour pour une durée d'un an serait entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

18. En cinquième et dernier lieu, le moyen tiré de la violation des stipulations des articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant et doit être écarté comme tel à l'encontre de la décision interdisant au requérant le retour sur le territoire français, qui n'emporte pas, par elle-même, le renvoi du requérant dans son pays d'origine.

19. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet du Calvados du 29 février 2024.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

20. Le présent jugement, qui rejette l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Par suite, les conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.

Sur la demande de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement :

21. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ".

22. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'OFPRA à la demande de protection, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'OFPRA. A l'appui de ses conclusions à fin de suspension, le requérant peut se prévaloir d'éléments apparus et de faits intervenus postérieurement à la décision de rejet ou d'irrecevabilité de sa demande de protection ou à l'obligation de quitter le territoire français, ou connus de lui postérieurement.

23. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11 du présent jugement, M. C ne peut être regardé, en l'espèce, comme faisant état d'éléments sérieux de nature à justifier son maintien sur le territoire français durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, ses conclusions à fin de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

24. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au conseil du requérant de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à Me Launois et au préfet du Calvados.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juin 2024.

Le magistrat désigné,

signé

X. RIVIERE La greffière,

signé

N. BELLA

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

E. Bloyet

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