jeudi 10 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2500102 |
| Type | Ordonnance |
| Avocat requérant | SOMDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 janvier 2025, M. A B, représenté par
Me Merhoum-Hammiche, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 10 juin 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de réexaminer sa demande afin de lui délivrer un titre provisoire de séjour sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire enregistré le 14 février 2025, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 décembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auquel se réfère le I de l'article R. 776-2 du code de justice administrative :
" Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du suivi postal produit en défense, que M. B a eu notification le 27 juin 2024 de l'arrêté attaqué du 10 juin 2024, qui comporte la mention des voies et délais de recours prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, la requête de M. B a été enregistrée le 13 janvier 2025, soit postérieurement à l'expiration du délai de recours de trente jours prévu par les dispositions citées au point 2, la demande d'aide juridictionnelle, enregistrée le 15 novembre 2024, soit postérieurement à ce même délai, n'ayant pu, dans ces conditions, interrompre ledit délai. La requête de M. B est tardive et manifestement irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Merhoum-Hammiche et au préfet du Calvados.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.
Fait à Caen, le 10 avril 2025.
La présidente de la 3ème chambre
SIGNÉ
A. MACAUD
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier
E. Bloyet
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