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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2500598

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2500598

mercredi 5 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2500598
TypeOrdonnance

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 février 2025, M. A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la procédure disciplinaire dont il fait l'objet ;

2°) d'enjoindre à l'administration d'appliquer les préconisations médicales ;

3°) d'enjoindre à l'administration de régulariser l'accident de travail survenu le 3 février 2025.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 4 mars 2025, M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à l'administration de reconnaître, à titre provisoire, et dans l'attente des conclusions de l'enquête administrative, l'imputabilité au service de l'accident survenu le 3 février 2025 ou, à défaut, de lui délivrer les feuilles de soins ;

2°) de condamner l'administration à lui verser une provision au titre des préjudices subis du fait des décisions arbitraires de l'administration.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Caen a désigné M. Marchand, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. En premier lieu, le déclenchement d'une procédure disciplinaire ne révèle l'existence d'aucune décision détachable de la procédure pouvant le cas échant conduire au prononcé d'une sanction. Par suite, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la procédure disciplinaire dont M. B fait l'objet sont manifestement irrecevables.

3. En second lieu, il n'entre pas dans l'office du juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'adresser à l'administration des injonctions autres que celles nécessitées par la suspension de l'exécution d'une décision administrative. Par suite, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration d'appliquer les préconisations médicales et de régulariser l'accident de travail survenu le 3 février 2025 sont manifestement irrecevables.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

4. En premier lieu, l'administration ne tire d'aucun texte le pouvoir de délivrer des feuilles de soins ou de reconnaître à titre provisoire l'imputabilité au service d'un accident, dans l'attente des conclusions d'une enquête administrative. Par suite, les conclusions présentées en ce sens se heurtent manifestement à une contestation sérieuse.

5. En second lieu, il n'entre pas dans l'office du juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'octroyer une provision. Par suite, les conclusions présentées en ce sens sont manifestement irrecevables.

6. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Caen, le 5 mars 2025.

Le juge des référés,

Signé

A. Marchand

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

D. Dubost

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