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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2500612

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2500612

jeudi 20 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2500612
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantHOURMANT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence. Le préfet du Calvados ayant finalement pris une décision favorable et convoqué l'intéressé pour la délivrance d'un récépissé, la demande de suspension est devenue sans objet. Le tribunal a condamné l'État à verser 600 euros à M. B au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2025, M. C B, représenté par Me Hourmant, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a rejeté sa demande de renouvellement de certificat de résidence pour algérien ;

2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un certificat de résidence pour algérien, dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- faute de certificat de résidence ou de récépissé, il ne peut pas poursuivre son activité professionnelle au sein de l'entreprise RATP DEV où il travaille en contrat à durée indéterminée depuis 2021.

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence aurait dû être précédée de la saisine de la commission du titre de séjour ;

- le renouvellement des certificats de résidence algériens se fait de plein droit en application de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien ;

- la décision attaquée méconnaît l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

- elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mars 2025, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient qu'une décision favorable sur la demande de M. B a été prise et que celui-ci a été convoqué le 11 mars 2025 pour le renouvellement de son récépissé dans l'attente de la fabrication de son titre de séjour.

Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2025, M. B déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction et maintenir sa demande relative aux frais d'instance.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 28 février 2025 sous le n° 2500607 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a rejeté sa demande de renouvellement de certificat de résidence pour algérien.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été averties de la radiation du rôle de l'audience du 19 mars 2025.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, ressortissant algérien, était titulaire d'un certificat de résidence pour algérien, valable jusqu'au 16 juillet 2024. Il a déposé le 18 avril 2024 via la plateforme " démarches-simplifiées.fr " une demande de renouvellement de son titre de séjour. Il a obtenu plusieurs récépissés, le dernier en date expirant le 29 janvier 2025. Par la présente requête, M. B demande la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus née du silence gardé par l'autorité préfectorale sur sa demande.

Sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction :

2. Par un mémoire enregistré le 7 mars 2025, M. B déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 600 euros à M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B concernant ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 600 euros à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Calvados.

Fait à Caen, le 20 mars 2025.

Le juge des référés,

Signé

F. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

D. Dubost

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