mercredi 16 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2500702 |
| Type | Décision |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistré le 7 mars 2025, le préfet de l'Orne demande au tribunal d'annuler les opérations électorales qui se sont déroulées le 25 février 2025 pour l'élection de la quatrième adjointe au maire de la commune de Perche-en-Nocé.
Il soutient que les opérations électorales se sont déroulées à main levée, en contrariété avec les dispositions de l'article L. 2122-4 du code général des collectivités territoriales, qui imposent un scrutin secret.
La requête a été communiquée à Mme B A, qui a informé le tribunal, par une lettre enregistrée le 13 mars 2025, qu'elle n'avait pas d'observations à formuler.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code électoral,
- le code général des collectivités territoriales,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Marchand, président-rapporteur ;
- et les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 25 février 2025, le conseil municipal de Perche-en-Nocé a procédé à l'élection de la quatrième adjointe au maire de la commune. Le préfet de l'Orne demande au tribunal d'annuler ces opérations électorales.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 2122-4 du code général des collectivités territoriales : " Le conseil municipal élit le maire et les adjoints parmi ses membres, au scrutin secret. () ".
3. Il ressort des mentions portées au procès-verbal de la séance du conseil municipal de Perche-en-Nocé du 25 février 2025 qu'il a été procédé, pour l'élection de Mme A en qualité de quatrième adjointe au maire, à un vote à main levée en méconnaissance des dispositions précitées imposant le scrutin secret.
4. Il s'ensuit que le préfet de l'Orne est fondé à solliciter l'annulation des opérations électorales qu'il conteste.
D E C I D E :
Article 1er : Les opérations électorales qui se sont déroulées le 25 février 2025 pour l'élection de la quatrième adjointe au maire de la commune de Perche-en-Nocé sont annulées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au ministre de l'intérieur et à Mme B A.
Copie en sera transmise au préfet de l'Orne et à la commune de Perche-en-Nocé.
Délibéré après l'audience du 8 avril 2025, à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Absolon, première conseillère,
M. Pringault, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2025.
Le président rapporteur,L'assesseure la plus ancienne,
Signé Signé
A. MARCHAND C. ABSOLON
Le greffier,
Signé
D. DUBOST
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
D. Dubost
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).
08/04/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400190
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation de deux titres de perception émis contre une enseignante contractuelle pour recouvrer des indus de rémunération. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la créance n'était pas prescrite, notamment au regard des dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Il a également estimé que le versement d'un demi-traitement pendant l'instruction d'une demande de retraite pour invalidité ne constituait pas un droit acquis.
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